Vendredi 3 juillet 2009

Nos enfants nous accuseront !

 

Le Conseil Communautaire réuni le 22 octobre 2008 à Laymont avait décidé à la fin d’une longue et pénible réunion de créer une cuisine centrale communautaire.

 

Celle-ci pouvait constituer un moindre mal par rapport à la disparition progressive des cantines communales automnes tout en étant un gage de respect de la qualité alimentaire par rapport aux cuisines centrales privées et leurs menus industriels. Nous avions émis un avis favorable quant au lancement d’une étude préalable à toute décision définitive.

 

Or, depuis cette date, le Président de la Communauté n’a pas prévu au budget 2009 la moindre étude. Il veut mettre en place un portage de repas servi par une cuisine centrale privée basée sur la périphérie toulousaine et cela sans aucune consultation des usagers mis devant le fait accompli. Nous refusons de nous engager sur ce chemin de la cuisine industrielle qui deviendrait vite une solution définitive.

 

Alors que le Grenelle de l’Environnement préconise des solutions dans le cadre du développement durable pour une meilleure qualité de vie et le respect de la planète, la solution toulousaine nous mène vers une qualité à la baisse, vers un bilan carbone très négatif et l’économie locale sera laissée pour compte.

 

Il n’est pas possible que la Communauté de Communes reste sourde aux arguments avancés par des élus, les parents et les associations de défense de la planète. La région Midi Pyrénées est la première région agricole de France pour tous les labels rouges qu’elle cumule sur son territoire. Il existe en Val de Save de nombreux exploitants qui fournissent des produits de grande qualité.

 

Aller chercher ailleurs ce que l’on a sur place est un contresens total. Nous demandons tout simplement l’application immédiate de la décision du 22 octobre avec la création d’une cuisine centrale intercommunale suite à l’étude de faisabilité. C’est un sujet qui dépasse largement les clivages politiques et qui doit nous rassembler autour de vraies valeurs de la vie.

 

Nos enfants, nos petits enfants méritent mieux ! Ils nous le reprocheront. Nos « enfants nous accuseront » si nous ne réagissons pas.

 

Pierre CHAZE, Maire de Samatan

Bernard RIBES, Maire de Monblanc

Jean Claude TOURNAN, Maire de Cazaux Savès

André FORNELLI, Conseiller Municipal de Saint Loube

Thérèse TAULET, Maire de Seysses Savès

Didier LARRIEU, Maire de Nizas

René DAUBRIAC, Conseiller Général

Gérard SANSAS, Maire de Saint Soulan

Michel STEPHEN, Maire de Pebées

Christian DAIGNAN, Maire de Bézéril

Léo FAURE, Maire de Saint André

Mitrophan BREOUS, Maire de Savignac Mona

Alain LAFFITEAU, Maire de Polastron

Bernard DAUBERT, Maire de Pompiac

Michèle DARNAUD, Conseillère Municipale de Montamat

Jean Georges LAGARDE, Maire de Montégut Savès

Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Mercredi 1 juillet 2009

Les sections cantonales PS de Lombez et de Samatan communiquent :

Depuis quelques mois la colère des parents d’élèves est grandissante sur la question de l’avenir de la restauration scolaire sur le Savès.


Le 22 octobre 2008, sur la proposition de son Président, la communauté des communes du Savès (CCS) s’engageait sur deux axes : « transformer en cuisine satellite les cantines… » et « lancer l'étude d'une cuisine intercommunautaire »

En novembre, nous prenions déjà part au collectif de citoyens créé pour garder une « restauration scolaire de qualité et durable » qui avait compris la « manoeuvre » du Président de la communauté de communes.


En faisant le choix de réhabiliter les cantines existantes en simples locaux recevant des plateaux repas, il choisissait un modèle de restauration « sous plastique » ! Ne s'engager à lancer qu'une étude portant sur la réalisation d'une cuisine communautaire laissait à penser qu’il ne la réaliserait pas.


Dans le même temps, les parents d’élèves se mobilisaient pour sensibiliser les citoyens sur les conséquences d’un tel projet, tout en montrant que des projets alternatifs plus respectueux de nos enfants et de notre territoire étaient envisageables et existaient par ailleurs.

 


Comme eux, nous partageons la volonté de faire de notre territoire de productions agricoles de qualité, un exemple en matière de restauration scolaire, respectueuse des questions de santé publique et d'éducation alimentaire pour nos enfants ou petits enfants et qui s’inscrit dans une démarche de développement durable : « produire en local et consommer localement ».

Aussi, nous soutenons l’initiative des parents d’élèves demandant l’arrêt de ce projet et appelons les citoyens à prendre part à celle-ci en venant le 2 juillet au siège de la Communauté de Communes à Lombez dès
20h15.
Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Dimanche 28 juin 2009

En hausse de 25 % en 2008, le marché français du bio investit, pas à pas, notre quotidien. Aujourd'hui, ses bienfaits font largement consensus dans la société. Jusqu'à être officiellement reconnus d'utilité publique par le gouvernement français. Et l'agence bio est claire :

« Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. »

 

Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise. Du côté des parents d'élèves, ils seraient 78% à émettre le même souhait pour leurs chères têtes blondes à l'école.

L'idée

Doucement mais sûrement, par l'introduction d'un produit puis d'un autre, les restaurants collectifs se convertissent. Début 2009, un tiers d'entre eux proposent des aliments bio « au moins de temps en temps ». Selon les estimations, dans trois ans, ils devraient être sept sur dix.

Des chiffres encourageants qui auraient tout intérêt à augmenter tant ce type d'alimentation cumule les avantages. Riches et dénués de substances chimiques, les produits issus de l'agriculture biologique constituent également un moyen efficace de développer de petites filières paysannes exsangues.

Ne pouvant ignorer l'engouement des Français pour ce type de produits, le gouvernement s'est engagé, lors du Grenelle de l'environnement, à passer progressivement à 20% de produits biologiques d'ici à 2012 dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat. « Un objectif vraiment ambitieux », d'après Eric Grunewald, chargé de mission Restauration collective et filière au sein de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). « Mais totalement irréaliste. Avec seulement 0,5% de produits bio au sein de la restauration collective aujourd'hui, on est encore très loin des 20% visés pour 2012 ! »

Au-delà des pourcentages et de l'effet d'annonce, c'est tout un système qu'il faut revoir. Potages en poudres, plats lyophilisés, omelettes congelées… Les restaurants collectifs n'ont plus rien des cuisines d'antan.

Comment la mettre en pratique

Ce combat contre la malbouffe, Philippe Renard en a fait une affaire personnelle. A la tête de la cantine d'un des plus grands groupes d'assurance belges, ce truculent personnage est parvenu à élaborer un menu quotidien à base de 85% de produits bio. Une performance assez rare dans la restauration d'entreprise pour être signalée. Lui qui a réussi à tripler l'effectif des convives confie :

« Le véritable challenge n'était pas seulement de servir des repas de qualité, mais surtout de ne pas exploser le budget alloué : 3,51 euros par personne et pas un centime de plus ! » 

Le bio, pas si cher

« Alors qu'il me fallait 25 kg de légumes conventionnels pour préparer 100 litres de potage, je n'utilise plus que 18 kg de légumes bio pour la même quantité de produit fini ! La différence tient dans la matière sèche, en plus grande quantité dans les produits naturels, alors que les fruits et légumes traités sont gonflés d'eau. »

A ce principe de base, Philippe Renard associe quelques pratiques de bon sens. Peu à peu, la proportion de viande est diminuée au profit des céréales et des légumes, moins coûteux, le pain bio est servi en moindre quantité mais s'avère plus nourrissant. Les filières courtes sont privilégiées. Ainsi, le surcoût des aliments à l'achat, de 20 à 25% en moyenne, se trouve largement amorti.

Outre cet aspect, la formation du personnel, l'aménagement du restaurant et notamment la réinstallation d'une légumerie (présente dans chaque cantine autrefois), nécessitent aussi un investissement. Or, si l'on reprend les chiffres de l'agence bio, les mêmes parents qui désirent plus de bio dans l'assiette de leurs chérubins (78%) ne sont plus que 6% à bien vouloir mettre la main au porte-monnaie. Encore un paradoxe français pour Stéphane Veyrat, directeur de l'association « Un plus bio » :

« Les gens veulent les meilleures choses sans devoir payer plus cher. » 

Il est important de rappeler que les prix de l'agriculture biologique représentent fidèlement la charge de travail des agriculteurs, soumis aux contraintes techniques et économiques d'un strict cahier des charges. Et comme le prouve l'expérience de Philippe Renard, une bonne gestion des marchandises peut conduire à un bon équilibrage du budget.

Une telle démarche ne s'improvise pas, comme en témoigne Stéphane Veyrat :

« Nombreux sont les établissements qui introduisent une ou deux fois des denrées bio et arrêtent finalement par découragement. Aujourd'hui, 90 % des cantines servent moins de six repas bio par an. Or, ce qu'il faut, c'est une action sur le long-terme qui traduise un vrai changement de mentalité. Et surtout, il est nécessaire de renouer le dialogue entre producteurs, gestionnaires, cuisiniers, et même parents d'élèves. »

Comme ce fut le cas à Aigues-Mortes, où la crèche municipale « Gavroche » a pris le chemin du bio dès 2001. Un travail de longue haleine mais huit années plus tard, ce sont 40 petits convives qui profitent de menus 100% bio. Huit ans. C'est à peu près le nombre d'années qu'il a fallu à Philippe Renard pour parvenir à son résultat.

Installer la filière

Second obstacle : l'approvisionnement. Entre une production saturée et une distribution défaillante, pas facile de s'approvisionner en produits bio.

Avec 2% de surfaces agricoles consacrés à l'agriculture bio, la France apparaît comme un des plus mauvais élèves européens. Résultat : l'offre se trouve éclatée sur tout le territoire et l'importation explose : 30% des produits bio consommés en France sont aujourd'hui importés.

« Livrer 30 kg de carottes pour une école qui fait 400 couverts à 80 km du lieu de production, ce n'est pas rentable, explique Eric Grunewald. Avec des volumes trop faibles et des commandes irrégulières, on se heurte vite à des problèmes de logistique. »

D'autant plus que la restauration collective est très contraignante : livraisons à horaires fixes, demandes extrêmement calibrées et exigeantes. Philippe Renard se souvient :

« Au départ, je ne trouvais que des paquets de pâtes ou de céréales de 500 grammes. Difficile de cuisiner pour une centaine de personnes avec ça ! »

A force de mener campagne auprès des producteurs et des distributeurs, l'homme les a convaincus d'adapter leur offre aux professionnels de la restauration collective. Au final, c'est toute une filière bio qui s'est montée. Non sans mal.

Ce que je peux faire

Pour toutes ces raisons, Eric Grunewald conseille de bien réfléchir avant d'impulser une conversion dans un restaurant scolaire ou d'entreprise :

« Ce n'est pas un choix à prendre à la légère. En plus de volonté, il faut savoir porter le projet par la suite. » 

Et pour cela, mieux vaut être plusieurs. Les parents d'élèves, salariés, fonctionnaires ou simples citoyens peuvent s'y lancer, à condition de se fédérer au sein d'associations.

Véritables conseillers professionnels, les Groupements d'agriculteurs biologiquesprésents dans 78 départements en France, sont en mesure d'accompagner les restaurants scolaires, publics ou privés, depuis leur désir de conversion à la formation des cuisiniers, en passant par la recherche de producteurs.

Enfin, ce mois de juin, le WWF-France lance « Oui au bio dans ma cantine », campagne nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective scolaire. En plus d'une pétition, le site Ouiaubiodansmacantine.fr propose en téléchargement libre une « Lettre à monsieur le maire », ou à « madame la maire ».
Objectif : remettre ces doléances aux édiles de toute la France le 18 juin pour les convaincre de privilégier le bio dans les cantines de leurs communes et ainsi inciter les producteurs locaux à passer au vert.


Par Michaël Boutines
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Jeudi 25 juin 2009

De retour sur mon blog… Je rassure l’internaute fidèle : pas d’inquiétude, tout va bien mais j’ai été un peu débordé… et donc moins présent sur mon blog… Je vais y remédier…

 

Aujourd’hui, les représentants de parents d’élèves se mobilisent sur la question de la restauration scolaire. Pour les lecteurs de la Dépêche vous avez pu prendre connaissance de deux articles ces derniers jours. Pour d’autres, il y a quelques mois, vous aviez été sensibilisé sur cette question par un appel qui avait été lancé par un collectif de citoyens, 1er acte de mobilisation pour une restauration scolaire de qualité et durable en savès.

 

Aujourd’hui ce sont les parents d’élèves qui se mobilisent et qui seront présents dès 17h45 devant le siège de la communauté de communes à Lombez afin de soutenir leurs représentants qui rencontreront le Président de la Communauté et la représentante des services vétérinaires.

 

De quoi s’agit –il et qu’est ce que cela signifie ?

 

Lors du Conseil de la Communauté de Communes du Savès du 22 octobre et confirmé par celui du 10 décembre voici les deux décisions prises (extraits des procès verbaux de la CCS) :

- « transformer en cuisine satellite les cantines au fur et à mesure que des travaux s'imposent dans chacune d'elles »

- « lancer l'étude d'une cuisine intercommunautaire »

 

En faisant le choix, dans un premier temps, de réhabiliter les cantines existantes en simples locaux recevant des plateaux repas, c'est choisir un mode de restauration « sous plastique » et livrée par des « marchands de la restauration collective ». Ceci concerne déjà les écoles de Montpezat, Cazaux Savès et Laymont et où le résultat est plus que mitigé.

 

Ne s'engager à lancer qu'une étude portant sur la réalisation d'une cuisine centrale Communautaire laisse à penser que celle-ci ne verra jamais le jour. En effet, la Communauté de Commune ne semble pas en mesure de supporter cet investissement et ce, malgré l’augmentation prévue des impôts de plus de 30 % dans les 4 ans à venir.

 

Cependant, au moment de prendre la décision pour réaliser la cuisine centrale, la totalité des cantines seront déjà transformées « en cuisines satellites », les enfants mangeront donc des plats pré-cuisinés et réchauffés sur place. Nos enfants seront perdants en terme de qualité alimentaire et il sera trop tard pour envisager de revenir à une restauration préparée localement. De ce fait, la réalisation d'une cuisine centrale locale ne sera plus justifiée mais en revanche, l'implantation des cuisines satellites sera elle, bien réelle.

Rappelons que lors du Conseil Communautaire, les élus ont convenu que la qualité des repas servis par certaines sociétés privées s'avère médiocre.

 

L’heure est à la réaction pour citoyenne pour une restauration scolaire de qualité et durable ! C’est possible  de maintenir, pérenniser et rétablir dans les écoles une restauration scolaire de qualité et durable. Les parents d’élèves en organisant une réunion publique sur ce sujet le 17 mai, à l’appui de présentations d’expériences et de démarches en la matière ont fait la démonstration que cela était possible !

 

Notre territoire de productions agricoles de qualité doit être exemplaire en matière de restauration scolaire respectueuse des questions de santé publique et d'éducation alimentaire pour nos enfants ou petits enfants.

 

Une restauration scolaire de qualité ne peut s'inscrire que dans une démarche de développement durable : « produire en local et consommer localement ». En initiant des partenariats économiques locaux, en mettant en oeuvre des actions écologiquement responsables et en préparant des repas avec des produits de qualité et de saison, nous agissons pour un développement local durable.

 

Faire le choix d'une restauration scolaire préparée localement, c'est garantir pour nos enfants des repas de qualité qui s'inscrivent dans le cadre du développement économique et  durable.

 

Demain, les cantines de Polastron, Noilhan et Samatan seront réhabilitées en cuisines satellites rejoignant ainsi le modèle de la « restauration industrielle sous plastique » que connaissent déjà Montpezat, Cazaux Savès, Laymont, sans oublier le passage de celle de Lombez.

 

Réagissons ! 2ème acte ce soir 17h45 à l’heure du repas devant le siège de la Communauté de Communes.

 

 
Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Jeudi 21 mai 2009

C’est le buzz médiatique de cette campagne : « Les élections européennes n’intéressent personne ». Réalité ou prophétie auto-réalisatrice, près de 50% des Français envisagent de s’abstenir.

Il faut dire que les partis y mettent du leur. L’UMP vient à peine de boucler ses listes électorales, à trois semaines de l’élection – le 7 juin, rappelons-le, et il n’y a qu’un tour. Les autres partis font campagne avant tout sur les enjeux nationaux. Avec un mot d’ordre collectif : l’anti-sarkozysme, dans un nuancier qui va du sommaire au primaire.
Pourtant, les enjeux européens sont bien là. Ils n’ont même, paradoxalement, jamais été aussi forts. 

 

1 - LES ENJEUX POLITIQUES EUROPEENS

Depuis son élection, en 1979, au suffrage universel direct, le Parlement européen est monté en puissance. Son domaine d’intervention s’est élargi avec l’extension progressive des compétences communautaires : agriculture, politique économique, fiscalité (TVA, droits indirects), transports, recherche, innovation, environnement, droit du travail, social, asile, immigration… Et il possède désormais les quasi-pleins pouvoirs législatifs. Dans le jargon communautaire, on parle de « co-décision ». Cela signifie qu’aucun texte communautaire ne peut être pris sans son aval.

Dès lors, les enjeux politiques sont les mêmes que pour une élection législative nationale : les lois votées seront d’orientation progressiste ou conservatrice, en fonction de la majorité politique issue des urnes, selon que les parlementaires sont de gauche ou de droite.

Quelques exemples simples. C’est à l’initiative des députés de gauche que le Parlement a démantelé la fameuse « directive services », d’essence très libérale, proposée par le Commissaire Frits Bolkestein, et qui avait contribué à faire dérailler le référendum sur la Constitution européenne. Ce sont les députés de gauche qui tentent de faire passer une directive-cadre sur les services publics. C’est dans le cadre du débat droite/gauche que se négocie le projet sur le temps de travail en Europe.

 

Bref, comme dans tous les pays européens, les députés européens de gauche travaillent à plus de régulation et d’Etat-providence, les députés européens de droite à plus de libéralisme et de marché.

Certes, il n’y a pas une forte discipline de vote partisane, de sorte que les députés se distinguent parfois par leur vote individuel. Et il y a une tradition de dialogue et de compromis trans-partisans. Mais c’est aussi le cas pour de nombreux parlements nationaux, comme aux Etats-Unis, qui ne sont pas tous aussi polarisés politiquement que l’Assemblée nationale française ou aussi structurés que la Chambre des Communes britannique où les chief wigs « fliquent » les parlementaires de chaque camp.

2 - LES ENJEUX INSTITUTIONNELS EUROPEENS ET L’AVENIR DE L’EUROPE

Mais le Parlement européen a une grande faiblesse. Il lui manque en réalité le pouvoir principal dévolu aux parlements nationaux dans les démocraties parlementaires : le pouvoir d’investir, et de faire tomber, le gouvernement.
 
En Europe, l’exécutif, c’est la Commission européenne. Or la Commission n’est pas investie par le Parlement européen. Elle est nommée par les gouvernements : le Président de la Commission est nommé par accord unanime des chefs d’Etat et de gouvernement ; chaque Commissaire, un par pays membre, est désigné par son gouvernement national.
C’est tout le problème du « déficit démocratique » en Europe. La Commission est un exécutif technique ; elle n’est pas un gouvernement démocratiquement responsable devant les citoyens européens.
 
Cette réalité institutionnelle non-démocratique est un legs de la construction européenne. Le rêve des pères fondateurs, au sortir de la guerre, c’était l’Europe politique et démocratique. Ils ont failli y parvenir, avec la Communauté européenne de défense (CED). Elle faisait le grand saut avec une armée européenne, dotée d’un gouvernement politique. Mais le projet échoue, rejeté par l’Assemblée nationale française en 1954, à l’issue d’un psychodrame politique majeur.

Les pères fondateurs de l’Europe ne renoncent pas. Ils tirent les leçons de l’échec de la CED. L’Europe politique ne passera pas en force, ex nihilo ; la « révolution fédérale » est impossible face aux nationalismes d’après-guerre encore brûlants. Il faut inventer une autre méthode, plus gradualiste, moins frontale, renoncer à faire l’Europe politique aujourd’hui pour pouvoir la faire demain. C’est ainsi que Jean Monnet et Robert Schuman conçoivent la Communauté économique européenne (CEE), « première étape » permettant de créer la confiance, les solidarités, la masse critique nécessaires pour basculer, un jour, vers l’Europe fédérale.

Ils inventent ainsi l’Europe technique, comme « sas » vers l’Europe politique. L’Europe technique consiste à faire l’Europe, avec un exécutif supranational, la Commission, à qui l’on transfère des compétences. Mais une Europe non-politique : la Commission n’est pas responsable devant les citoyens européens, elle n’a pas la légitimité démocratique, qui reste l’apanage des seuls gouvernements nationaux.

Cet arrangement institutionnel est acceptable tant que les compétences transférées à l’Europe demeurent limitées, sectorielles et peu chargées politiquement : les droits de douane, l’union douanière. Mais au fil du temps, les compétences transférées à l’Europe deviennent de plus en plus nombreuses et importantes. Dès lors, la « grand écart » entre accumulation de compétences politiques voire souveraines et absence de responsabilité démocratique devient intolérable pour les citoyens. Ils dénoncent à juste titre la « technocratie européenne », les « eurocrates » - le déficit démocratique.
 
Un exemple illustratif. Dans les Pyrénées-Orientales, il y a une vallée encaissée, qui part de Céret et longe les Pyrénées, au pied du Canigou, la montagne sacrée catalane : le Vallespir. Elle est en passe d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour son intérêt environnemental exceptionnel. Or un projet de ligne électrique à très haute tension à 400.000 volts (THT), qui vise à raccorder l’Espagne au réseau électrique européen, prévoit de passer à travers le Vallespir : des pylônes de 80 mètres de haut, avec des tranchées de 100 mètres de large défigurant le paysage de manière irrémédiable. Les citoyens et les politiques locaux se révoltent. Leurs questions sont simples : qui a pris cette décision, qui a choisi d’arbitrer au profit de l’industrie contre l’environnement et la qualité de vie ? Et sur la base de quel mandat ? Réponse : la Commission européenne. Et sans mandat démocratique : la Commission n’est pas élue, elle n’a pas de « circonscription » ni de programme validé dans les urnes.

Or c’est justement cet enjeu qui est au cœur du débat européen aujourd’hui, et il se cristallise dans ces élections européennes.

Le camp progressiste propose de surmonter le déficit démocratique en transformant la Commission en gouvernement démocratique de l’Union, issu de la majorité politique sortie des urnes le 7 juin. C’est tout le sens de la campagne socialiste « stop Barroso » : la gauche, si elle est majoritaire au Parlement, ne veut pas que José-Manuel Barroso, le président sortant de la Commission européenne, conservateur portugais, soit reconduit ; elle veut que le nouveau Président de la Commission soit issu de ses rangs. La gauche propose, tout simplement, l’Europe fédérale.

La droite, à l’inverse, s’y oppose. Michel Barnier explique partout que la Commission ne doit pas dépendre du résultat des élections européennes. Elle doit rester neutre, non-partisane : c’est pourquoi le Président de la Commission doit continuer à être désigné par consensus des chefs d’Etat et de gouvernement. Et ces derniers se sont déjà mis d’accord sur la reconduction du Président sortant : ils investiront José-Manuel Barroso, quel que soit le résultat des élections européennes. Le modèle de la droite, c’est la confédération : la Commission est une administration, et c’est le Conseil européen – les chefs d’Etat et de gouvernement – qui doit « basculer » au-dessus de la Commission pour devenir le gouvernement collégial de l’Europe. La présidence française de l’Union en a été l’éclatante préfiguration, avec un Nicolas Sarkozy qui a ravalé José-Manuel Barroso au rang de directeur d’administration. La droite propose ainsi, sans le dire, un modèle de Suisse européenne.

 

Europe fédérale contre Suisse européenne : c’est cela le vrai clivage de ces élections européennes, et il passe entre les progressistes et les conservateurs. Il pèsera, au-delà de la question institutionnelle, sur l’avenir de l’Europe. L’Europe fédérale est plus démocratique et permet la projection politique sur la scène internationale. On vit bien sans la Suisse européenne, mais au prix de plus de technocratie et de l’incapacité de peser sur l’avenir de la mondialisation. Décider que l’Europe, pour la première fois depuis l’Antiquité, renonce à faire l’Histoire, ce n’est pas rien. Il serait temps qu’on en parle.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Mercredi 20 mai 2009
Vous trouverez ci dessous le discours de Monsieur PETIT, Maire de RETONFEY, lors de la cérémonie du 8 mai dernier à Lombez. Ce texte, instructif et faisant un rappel historique sur les liens entre notre village gersois et ce village lorrain, contribue au devoir de mémoire pour nos générations et celles de demain. 

 

Monsieur le Maire,
Monsieur le Président des anciens combattants
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux
Mesdames et Messieurs et amis habitants de Lombez

 

C’est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons parmi vous. Je n’ai pas l’intention de vous faire un  grand discours, cependant le 8 mai est pour moi un moment fort, poignant qui se décline en trois thèmes ; le respect pour toutes ces personnes qui ont fait le sacrifice de leurs vies, les remerciements aux anciens combattants, et la traditionnelle phrase : plus jamais ça !

Aujourd’hui j’y rajouterai le souvenir et si vous le voulez bien je vais vous raconter une histoire, ou plutôt lire un écrit. Ceux qui sont venus à Retonféy, le 6 octobre 2008 l’ont déjà entendu, mais je crois qu’il est important que tout le monde sache pourquoi Lombez et Retonféy.

« Nous sommes le 16 novembre 1940 (il y a de cela 68 ans). J’avais 12 ans. Nous avons essayé avec Jeanne et Huguette de retracer cette période difficile à vivre surtout pour nos parents et grands parents. C’est la guerre. Nous sommes prévenus que nous allons être expulsés. Chacun se préparer. Les adultes essaient de cacher dans la maison les objets précieux (vaisselle, linge, horloge) puis des produits d’alimentation (farine, café, pâtes).

Dans la maison au dessus du four à pain, il existe une cachette au grenier recouverte de foin. C’est là qu’on a entassé autant que l’on pouvait. Maman a même apporté ma poupée. (Entre parenthèses, quand nous reviendrons on s’apercevra que cette cache a été découverte : par qui ? On ne l’a jamais su).

Les allemands imposent à nos parents d’opter pour la France (nous serons expulsés) ou pour l’Allemagne (dans ce cas nous resterons à Retonféy). Les Lorrains, très patriotes optent, pour la plupart pour la France : donc expulsion.

Les mamans préparent les bagages : 30 kg chacun et 2 000 francs (300 €) ; A 8h30, le départ commence. Les cars sont arrivés sur la place. Les mamans pleurent, les papas courageux tentent de les réconforter. Il y en a pour un mois peut être, disent ils. Les allemands seront partis et on retrouvera tout comme avant. Hélas ! Et les enfants ? Ils vont voyager en bus, en train ; cela leur fait penser aux vacances ?

Les bus escortés par les Allemands nous conduisent à Metz. Après quelques heures, le train part pour Nancy. A un moment, il s’arrête, repart en arrière. Ont-ils décidés autre chose ? Beaucoup pensent qu’ils nous emmènent en Allemagne. C’est un peu la panique.

Non ! Le train repart et nous sommes dirigés vers Macon. Arrivés là, on entend : « présentez armes ! ». Les soldats d’un régiment nous rendent les honneurs militaires. Nous sommes des Lorrains, des amoureux de la patrie. Puis le train défile : Lyon, Toulouse. En car nous sommes dirigés vers Mauvezin, une petite ville du Gers.

Mauvezin. Nous logeons dans des baraquements en bois. Les lits s’appellent des « châlits » (définition du dictionnaire : cadre de lit en bois), le sommier des lattes en bois, le matelas bourré de paille. Les femmes et les enfants ont leur baraque, les hommes et les garçons, la leur. Ils se retrouvent aussi à la cantine.

Nouveau départ : Lombez.
Nous mangerons aussi à la cantine et à chaque famille a été attribué une nouvelle maison. Puis distribution à chaque foyer d’un petit poêle en font sur lequel nous pourrons cuisiner. ( La famille Pister , comptant 13 personnes logera au Pensionnat Fénelon ; la famille Klein , à la prison non utilisée depuis longtemps, près de la gendarmerie). C’est dans ce pensionnat que Melle Zwibel, qui est réfugiée comme nous, ouvrira une classe d’une douzaine d’élèves (Il y avait déjà la classe de M Panis de l’école libre).


Pendant ce temps passé à l’école pour les enfants, les pères parcourent la campagne du Gers en quête de patates, topinambours et rutabagas. Les commerçants bienveillants ne regardant pas trop ce qui nous revient avec les tickets de ravitaillement et il y a toujours un petit supplément.

Puis arrivent pour les enfants, ce que j’appelle « les grandes vacances ». Nous avons fait la connaissance des petits Lombéziens et partagions les jeux avec eux sous la halle magnifique, près de la magnifique cathédrale et le patronnat.

J’y pense : c’est à la cathédrale que nous répétions avec l’archiprêtre Saveran, les chants de Noël, enfants de Lombez et de Retonféy. Avec eux aussi, les maîtres et maîtresses ont organisé une soirée théâtre très réussie. Évidemment les petits lorrains y parlaient de leur « chère Lorraine ». Les moissons, les vendanges étaient pour nous de grands moments. C’est dans ces petites métairies que nous avons dégusté « le fameux cassoulet » et le millas.

En été, les baignades dans la Save, les pique-nique après nos ébats. Cela ne rappelle t il pas les vacances ? On ne pensait pas à la guerre. Nos parents n’y faisaient pas souvent allusion, sans doute pour ne pas nous effrayer.

Et puis vers la nouvelle année, le ramassage de vêtements, de couvertures pour des plus démunis que nous. Nous interprétions en patois gascon un chant, pour que les portes s’ouvrent et fiers de notre « récolte », nous les étalions sur de grandes tables à la sous préfecture, ou nos mamans ont trouvé des trésors.

Et le grand jour est arrivé. Le retour à la maison eu lieu en mai 1945, après 5 années passées à Lombez. Nos parents n’ont pas retrouvé grand-chose : plus de meubles, plus de vaisselles, plus de linge. Les hommes sont allés en Allemagne récupérer chevaux, vaches, quelques outils agricoles et des meubles.

Nous avons essayé de retrouver une vie normale, mais souvent nos pensées sont allées vers ces gens qui nous avaient si bien accueilli ; vers nos amis que nous avions quittés.

Maintenant vous en savez un peu plus et pourquoi il y a une « Rue de Retonféy à Lombez ».

Je viens de me rendre compte d’un fait essentiel : les naissances qui eurent lieu pendant cette période : Gilbert GAILLOT le 31/10/1941 à Auch, Huguette LECLAIRE, née KLEIN, le 14/01/1943, Jean Paul VIBRATE, le 24/04/1943, Monique GAILLOT le 31/01/1944 et les décès de Mme Marie BOULAY (Grand-mère de Mme PETIT) et de M Louis GUILLON. »

Cette histoire est l’histoire de Madame Jeanne TRESSE épouse MAURICE mais qui nous a quitté le 2 janvier 2009 avec la joie d’avoir revu ses amis de Lombez. Mais aussi celle de nombreuses personnes qui ont vécu cette période.

Vous le voyez, pas de haine, juste des souvenirs, plutôt un témoignage d’une jeunesse autre que celle de nos enfants ; Alors, souvenons nous et racontons leurs sans haine, ni rancune, pour que « plus jamais ça » devienne une réalité.

Par Michaël Boutines - Publié dans : coups de coeur
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Vendredi 15 mai 2009

L'association "Lombez une Passion Citoyenne" organise le Dimanche 17 Mai à Lombez, salle de la Ramondère, dès 10h00, une journée de débats et d'échanges sur le thème de l'éco-responsabilité.

Comment être un citoyen acteur et responsable en matière d'environnement, dans notre vie quotidienne et professionnelle ?

Partager des expériences locales, comprendre des politiques publiques, y contribuer par des réflexions citoyennes, c’est ce que nous vous proposons par le biais de deux tables rondes : « être un éco-citoyen au quotidien » et « entreprendre durable ». Témoignages et explications techniques à l'appui, vous aurez l’occasion d’interpeller et de discuter avec l'ensemble des intervenants.

Avec la prise de conscience naissante sur le développement durable et les questionnements autour de l’écologie citoyenne, face à la crise économique et sociale, l’éco-responsabilité est une réponse dans la perspective d’un autre modèle de société.

Venez nombreux et nombreuses pour échanger lors de ces deux débats publics avec des professionnels, des élus, des citoyens, sur l'énergie, l'eau, les déchets, l'éco-construction, la décoration durable, la production d’énergie renouvelable...

Débats ouverts à toutes celles et ceux qui veulent s’informer ou découvrir cette démarche éco-responsable et les métiers liés à cette démarche.

• De 10h à 12h30 Table ronde et échanges sur le thème « Être un éco-citoyen au quotidien ».
• A 12h30 Apéro offert par l’association Lombez une Passion Citoyenne.
• De 14h à 17h30 Table ronde et échanges citoyens sur le thème "entreprendre durable".

Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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Samedi 9 mai 2009
A la veille des élections au Parlement européen, la Fondation Nicolas Hulot publie un guide pour mieux comprendre le rôle de l'Europe !

« L'Union européenne ça me regarde ! » est un guide d'une vingtaine de pages disponible exclusivement sur Internet pour découvrir très simplement l'importance de l'Europe sur les questions environnementales affectant notre quotidien.

Dans une première partie, le guide décrypte notamment le rôle de l'Union européenne (UE) au regard des problématiques liées au changement climatique, des produits chimiques (règlement Reach) et de la biodiversité avec le réseau Natura 2000. Une seconde partie est, quant à elle, consacrée au fonctionnement de l'UE. 
 
L'Union européenne, un acteur législatif majeur en matière d'environnement. 
Le saviez-vous ? L'Union européenne oriente pour une large part les politiques environnementales de ses Etats membres. Depuis 1967, date de la première directive européenne en rapport avec l'environnement, la législation n'a cessé de s'étoffer. Ainsi, en France près de 80% des lois environnementales proviennent du droit communautaire ! 

Votez pour les élections européennes ! 
Les élections européennes, qui se dérouleront en France les 6 et 7 juin 2009 (respectivement en outre-mer et métropole), vont permettre à chacun d'entre nous de montrer son engagement. Depuis quelques années, la France suit la tendance générale avec un taux de participation en baisse (en moyenne moins d'un électeur sur deux) ! Parce que les problématiques liées à l'environnement dépassent le cadre de nos frontières et appellent des réponses collectives, l'UE est plus que jamais le lieu où se traiteront les questions environnementales. 

Pour télécharger le guide « L'Union européenne ça me regarde ! » et encourager chacun à voter, cliquez ici.
Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Mercredi 6 mai 2009

Alors que nous traversons une crise financère, économique et sociale sans commune mesure, les effets d'annonces se multiplient, les salariés souffrent, le chômage de masse est à la hausse, les PME/PMI du pays ne sont pas véritablement accompagnées, les choix politiques se font attendre... Une catégorie est une nouvelle fois abandonnée : les jeunes de notre pays !
Je vous invite à prendre le temps de lire le dernier dossier d'Alternatives Economiques (mensuel du mois de Mai) sur le chômage des jeunes. Constat, analyse et propositions intéressantes. Ci dessous l'édito des deux journalistes Laurent Jeanneau et Camille Dorival.



Les jeunes souffrent particulièrement de la crise, alors que leur situation n'était déjà pas brillante. Les mesures d'urgence annoncées semblent bien insuffisantes.

La dégradation de la situation des jeunes sur le marché du travail a de quoi susciter les plus fortes inquiétudes. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augmenté de 32% en un an, quasiment deux fois plus vite que leurs aînés! Plus souvent en emploi temporaire qu'eux, les jeunes servent de variable d'ajustement. Ils ont subi de plein fouet la dégringolade de l'intérim et la raréfaction des contrats à durée déterminée. Le marché du travail français se caractérise en effet par une forte dichotomie entre les insiders, qui bénéficient de statuts assez protecteurs, et les outsiders, plus précaires, qui font les frais de la recherche par les entreprises d'une grande souplesse dans la gestion de leurs effectifs. Les jeunes, derniers entrés sur le marché du travail, sont également les premiers à en sortir en cas de difficulté.

Conscient de cette réalité, le gouvernement vient de prendre plusieurs mesures d'urgence. Elles consistent surtout à inciter financièrement les entreprises à embaucher des moins de 26 ans grâce à des contrats aidés, ceux-là mêmes qui avaient été assez largement sacrifiés ces dernières années. Nicolas Sarkozy souhaite les relancer, notamment dans le secteur marchand. Deuxième volet: développer les contrats en alternance via des incitations financières. Enfin, le gouvernement s ouhaite faire du service civique un outil de lutte contre le chômage. Avec les deux premiers volets du plan, le gouvernement mise donc sur les employeurs privés pour créer des emplois pour les jeunes. Cependant, dans la conjoncture actuelle, encore faudrait-il que les entreprises aient une activité suffisante pour leur confier des tâches utiles. Sans quoi ces aides de l'Etat risquent surtout de produire des effets d'aubaine (voir page 8). A contrario, le gouvernement rechigne toujours à soutenir l'emploi non marchand (associations et fonctions publiques), fidèle à sa logique de réduction de l'emploi public. Les aides à ce secteur sont pourtant les seules qui permettraient réellement des créations nettes d'emplois, répondant à des besoins sociaux mal couverts. C'était la logique des emplois-jeunes créés en 1997.

Par ailleurs, les jeunes restent très mal couverts par l'assurance chômage alors qu'ils n'ont toujours pas accès aux minima sociaux. Tandis que les étudiants dépendent encore essentiellement de leurs parents pour vivre. Une commission réunie par Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, travaille sur ces dossiers. Elle rassemble des syndicats, des associations, des employeurs, mais aussi des jeunes. Ses conclusions sont attendues fin mai. Plus d'un mois, donc, après l'annonce du plan d'urgence en faveur de l'emploi des jeunes. Drôle de calendrier!

http://www.alternatives-economiques.fr/

Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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Dimanche 26 avril 2009

Meeting de Toulouse : Martine Aubry
envoyé par PartiSocialiste

La première secrétaire du PS Martine Aubry a affirmé vendredi à Toulouse la volonté des socialistes unis de gagner la majorité au Parlement européen pour "changer le cours de l'Europe".


"Nous lançons le même jour, au même endroit, la campagne pour les élections européennes avec des têtes de liste des 27 partis frères socialistes et sociaux démocrates", a affirmé Mme Aubry lors d'un meeting à la Halle aux grains, qui réunissait quelque 1.600 personnes et les leaders et têtes de listes des 27 pays de l'UE.

 
Par Michaël Boutines
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