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Le blog de Michaël
Boutines
Acteur associatif
Militant politique
Citoyen engagé à Lombez
Longtemps absentes du débat public, les inégalités et les discriminations font aujourd'hui
l'objet de toutes les attentions. De la diversité à l'égalité des chances, en passant par la parité, les discours publics se renvoient le thème comme en écho. Mais que sait-on vraiment de ces
inégalités?
Malgré l'intérêt porté actuellement au sujet, les manques constatés par l'Observatoire des inégalités en 2003, lors de sa création, et très fréquemment soulignés dans les colonnes
d'Alternatives Economiques depuis bientôt trente ans, n'ont été que très faiblement comblés. Qu'il s'agisse des revenus, des patrimoines ou encore de la santé, l'information manque
souvent. Elle est pourtant indispensable pour dresser un état des lieux de notre société et évaluer les effets des politiques publiques. Pour nourrir un débat démocratique de qualité et prendre
la mesure de l'écart immense qui sépare trop souvent le volontarisme affiché des discours et les effets concrets des politiques suivies. Face aux inégalités, il est trop facile de se payer de
mots.
A cette fin, ce hors-série poche offre un panorama des inégalités en France, en se fondant sur le travail réalisé par l'Observatoire des inégalités (www.inegalites.fr). Les données présentées ici, soigneusement sélectionnées, triées et vérifiées, renvoient l'image d'une France profondément
marquée par des inégalités qui séparent les milieux sociaux, les générations, mais aussi les personnes selon leur sexe ou la couleur de leur peau. Plus grave encore, ces écarts s'accroissent
depuis plusieurs années, dans des domaines aussi essentiels que l'emploi, les revenus, l'éducation ou la santé.
Ce hors-série ne se limite pas au seul constat de la situation des inégalités et des discriminations dans la France d'aujourd'hui. Il rassemble également les analyses des meilleurs spécialistes
des différents domaines étudiés. Des points de vue variés, parfois divergents, car la confrontation des perspectives est indispensable pour non seulement comprendre la situation présente, mais
aussi identifier les leviers qui permettraient de réduire efficacement les inégalités.
Dans le cadre de la journée de la femme, en mars 2009, le CCAS et les communes du canton ont proposé un spectacle de
danse suivi d'un débat pour sensibiliser la population
aux problèmes des violences sexistes.
En octobre, les élus du canton associés au CCAS de Samatan ont signé, à la préfecture, la charte « Reseaulument Egalité. » Ils se sont ainsi engagés à respecter, dans toutes leurs décisions,
l'égalité homme-femme.
Cette année, le thème retenu concerne l'éducation et s'intitule « Les schémas culturels dans l'éducation donnée aux enfants qui confinent la femme et l'homme dans certains rôles ». Plusieurs
actions sont prévues : les 6 et 13 mars, les professeurs d'école, les animateurs des centres de loisirs et les éducateurs sportifs des clubs cantonaux participeront à deux sessions de formation,
dans le cadre des journées pédagogiques dispensées par Alain Tache, psychosociologue et docteur en sociologie.
Le 11 mars, à 14 heures, les élèves du lycée Clément-Ader et du lycée Joseph-Saverne de L'Isle-Jourdain assisteront à un spectacle de théâtre forum, suivi d'un débat. Et, à 21 heures, ce
spectacle, ouvert au grand public, sera l'occasion d'échanges.
Pierre Wiart, membre du comité pour l'Union syndicale Solidaires du Gers ; Christiane Filhos, représentant les
Alternatifs ; Alain Jouhannes, représentant ATTAC 32 et membre du comité 32 contre la privatisation, pour le référendum et le débat sur le service public postal ; Jean-Claude Dabé, du Mouvement
républicain et citoyen ; Mickaël Boutines, représentant le Parti socialiste ; André Belveze, représentant le Modef, et un représentant du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) se sont retrouvés
hier matin, devant la Poste, rue Gambetta, « pour marquer le fait, explique Pierre Wiart, que, depuis minuit, nous sommes en deuil »; car, depuis hier, la Poste est devenue une société
anonyme.
La consultation nationale lancée le 28 septembre dernier avait permis de récolter deux millions 300.000 signatures (dont près de 17.000 dans le Gers) en faveur du « non » au changement de statut
de la Poste. Malgré cela, « le Président de la République et le gouvernement ont décidé de passer en force ce projet », souligne Pierre Wiart. 
Craignant des conséquences de ce changement de statut sur le droit du travail et la qualité du service rendu aux usagers (en terme de tarifs, d'accessibilité des services de la Poste), le comité
32 annonce « continuer la lutte » et demande toujours la tenue d'un référendum. Hier, les participants présents soulignaient leur désir de défendre le service public.
Article de la Dépêche du Midi en date du 2 mars 2010
Le gouvernement promet 140 000 logements sociaux en 2010, mais diminue ses aides financières pour les construire. Une contradiction qui pousse le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu à vouloir vendre des logements sociaux et regrouper les organismes HLM.
Comment lutter contre la crise du logement sans budget à la hauteur ? Benoist Apparu a précisé sa stratégie mercredi 3 février 2010. Le secrétaire d'Etat au Logement a mis en avant le chiffre de 4,7 milliards d'euros que l'Etat entend consacrer au logement social en 2010, avec pour ambition le financement de 140 000 logements sociaux (contre 130 000 en 2009), en priorité dans les agglomérations où la crise du logement fait rage.
Les 4,7 milliards annoncés n'ont rien de neuf : ils comprennent pour l'essentiel des exonérations fiscales en place depuis de nombreuses années (comme la TVA à 5,5 % ou l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties, TFPB). Quant au budget du ministère du Logement, il affiche une hausse globale de 4 % pour 2010 due à l'augmentation mécanique de 8 % des aides à la personne, indexées sur les revenus des locataires (elles-mêmes en baisse en raison de la crise économique).
D'autres chiffres, plus modestes, ont eu droit à moins de commentaires. Benoist Apparu a en effet annoncé que la subvention unitaire versée par l'Etat à chaque logement social serait en baisse. 48 heures après la présentation du rapport alarmiste de la Fondation Abbé Pierre, l'annonce est douloureuse, mais justifiée par le secrétaire d'Etat par la nécessité de ne pas creuser la dette publique. Ainsi, un logement social moyen (« PLUS ») sera financé à hauteur de 1 000 euros seulement par l'Etat (contre 2 700 en 2009). Un logement très social (« PLA-I ») verra sa subvention de 12 000 euros maintenue uniquement dans les zones tendues. Dans le reste du territoire, celle-ci tombe à 8 000 euros. Toute la difficulté, pour les opérateurs, sera dès lors de financer davantage de logements sociaux dans des zones plus tendues et donc à un prix supérieur, avec des subventions en baisse. Une quadrature du cercle qui fait craindre que ces ambitieux objectifs ne soient pas atteints.
De plus, des inquiétudes s'expriment sur le moyen terme. Le plan de cohésion sociale (PCS) lancé par Jean-Louis
Borloo portait sur les années 2005-2009 mais n'a pas été renouvelé. Dès lors, une fois le PCS achevé, les fonds du 1 % ponctionnés et le plan de relance terminé, comment seront financés
les 900 000 logements accessibles qui manquent à la France pour résorber la crise du logement, d'après la Fondation Abbé Pierre ? La tentation du gouvernement semble être de faire
autofinancer les prochains logements sociaux par le monde HLM lui-même, en vendant une partie de son parc. Pour mieux se désengager financièrement...
Article lu sur le site d'alternatives
économiques
Dimanche s'est tenu à la Mutualité à Paris le rassemblement national des secrétaires de section. Dans son discours
Martine Aubry a rappellé l'importance du rôle des secrétaires de sections, élus par les militants, et véritables têtes de pont du PS à travers tout le pays. La première secrétaire du PS a affirmé
que 2010 devait être "l'an 1 de la reconquête" pour les socialistes. "Merci d'être ce que vous êtes", a lancé Martine Aubry aux près de 2.000 secrétaires de section présents, dont la délégation
gersoise à laquelle j'appartenais.
La mesure annoncée par le Ministre du logement et de l’urbanisme Benoist Apparu préconisant de vendre 1% du parc HLM existant afin de construire de nouveaux logements sociaux est bête car inefficace, injuste car contraire à la justice sociale, et un témoignage supplémentaire de l’esbroufe permanente de ce gouvernement incapable d’apporter des solutions d’avenirs et de porter un projet ambitieux.
Ce projet est avant tout une bêtise et une imposture car les offices HLM sont aujourd’hui incapables de vendre leurs
appartements aux locataires. Sur 40 000 logements mis en vente en 2008 seul 6000 ont été achetés et uniquement 3600 en 2009. Le ministre a-t-il oublié que les premiers à subir de plein fouet la
crise économique et la destruction d’emplois sont ceux qui vivent en HLM ?
Un projet injuste car le financement de nouveaux logements sociaux ne repose pas sur un investissement national
notamment financé par les impôts tels que les droits de succession sur les gros patrimoines ou en revenant sur le bouclier fiscal. Le Ministre préfère endetter des familles aux revenus modestes
sur 20 à 30 ans afin de financer de nouveaux logements pour des personnes encore plus modeste. Le gouvernement ne connait le mot de solidarité que quand il s’agit de prendre aux plus démunis pour
donner à ceux qui le sont encore plus.
Enfin, ce projet témoigne de l’échec persistant de la politique gadget du logement de la droite depuis 2002. La maison
à 100 000 euros, la proposition du candidat Sarkozy d’instaurer le crédit hypothécaire, le crédit foncier à 0% qui endette pour 40 ans ont mis à mal le mythe de la société du tous propriétaires
que porte la droite et dont l’inaction a accentué la crise du logement dans notre pays.
Il faut dès aujourd’hui engagé un vaste plan de construction de 300 000 logements sociaux répondant aux plus hautes
normes environnementales avant 2012 financé par l’impôt sur le patrimoine et par le quadruplement immédiat des amendes aux villes qui ne respectent pas le 20% de logements sociaux.