Mercredi 15 octobre 2008

Voici l'appel de la génération du changement, dans le cadre du congrès de Reims du PS qu'abordent les militants gersois.


Les plus jeunes d’entre nous n’ont connu que François Hollande au poste de 1er secrétaire. En l’espace d’une dizaine d’années, nous n’aurons connu aucune victoire électorale au plan national. C’est dire si notre génération militante, née aux lendemains du 21 avril 2002 ou lors du mouvement anti-CPE, attend, espère, voire même se désespère d’un changement qui ne vient pas.

 

Nous avons un devoir : le changement.

Changement de nos pratiques militantes, de nos équipes et de notre discours pour donner à nouveau espoir aux Français. Le 17 novembre au matin quelque chose aura-t-il changé au Parti socialiste, ou aurons-nous une impression de déjà vu, de déjà entendu ? Nous avons conscience des enjeux du Congrès de Reims, c’est pour cela que nous nous engageons.

 

La motion D : une démarche originale, le changement dès aujourd’hui.

Les synthèses molles négociées en cercle restreint aux dernières heures d’un congrès doivent appartenir au passé. Notre processus politique est le fruit d’une démarche collective, assumée et transparente. Cette démarche fut initiée, il y a de longs mois, autour des « Reconstructeurs » entre militants de Rénover maintenant, Socialisme & Démocratie et des militants venus d’autres horizons.

 

Notre motion établit des passerelles entre des responsables qui ne dialoguaient plus. Elle a dépassé les courants et clivages d’hier pour construire le socle de la majorité de demain. Évidemment, cela a de quoi déranger. Mais quelle curieuse conception de l’unité que celle qui consiste à ne vouloir s’unir qu’avec soi-même.

 

En posant comme primat sur tout autre chose le travail sur les idées, nous affirmons que notre premier devoir sera de bâtir pour les Français un projet alternatif solide face au modèle sarkozyste. Nous n’y parviendrons qu’en retrouvant le goût du collectif.

 

La motion D : les gages d’un réformisme ancré à gauche

Dépassons les errements du passé. Rappelons nous simplement pourquoi nous sommes socialistes et qu’est ce qu’être socialiste au XXI° siècle dans une société mondialisée et soumise à un libéralisme destructeur. Sachons faire du devoir d’inventaire une responsabilité collective. Qu’est ce que la modernité sinon l’efficacité de notre démarche à rendre notre société plus juste. La crise financière actuelle et l’échec de la politique de la droite depuis bientôt sept ans nous appellent à être plus que jamais combatifs et fiers d’être de gauche.

 

Martine Aubry incarne à la fois la force de la volonté, la crédibilité et l’ancrage à gauche. Elle symbolise ce qui s’est fait de mieux sous le gouvernement Jospin : les emplois jeunes, la CMU, l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale sur la base d’une création d’emplois sans précédent, les 35 heures. Le travail et l’emploi sont au centre de son combat et de son bilan comme ils sont au cœur de nos préoccupations.

 

Notre motion a pour ambition non pas d’être le support d’une tendance de gauche dans un parti « social libéralisé », mais de donner des bases à un parti s’affichant sans complexe comme un parti de gauche. Nous soutenons sans ambiguïté un rassemblement des talents et non des susceptibilités. Et, à la stabilité dans l’immobilisme, nous préférons le changement dans la rénovation. Lassés d’être les spectateurs d’un parti recroquevillé nous vous invitons à faire le choix d’un parti à l’offensive, réactif et pleinement engagé à préparer l’avenir.

 

Rejoignez-nous !

 

Romain SABATHIER (Auch Sud-Est), Aurélie VILLAIN (L’Isle-Jourdain), Pierre BENAÏM (L’Isle-Jourdain), Anne BIEMOURET (Condom), Michael BOUTINES (Lombez), Marie CAZES (Auch-Nord), Delphine FOURNIER (Auch Sud-Est), Aurélie BENABARRE (Auch), Mathieu DESPLAS (Lombez), Evelyne LOMBARD (L’Isle-Jourdain),
Audrey PERRUSSAN (Montesquiou), Cédric BALECH (Condom).


La suite sur : www.changeonsagauche.net/32

Par Michaël Boutines - Publié dans : la parole à
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Lundi 13 octobre 2008

Une à deux fois par an, les habitants du savès reçoivent une lettre de la Communauté de Communes. Dans la revue municipale de Samatan, un article précise les compétences exercées par délégation des conseils municipaux ayant fait le choix de se regrouper pour mener à bien des politiques publiques. Un sujet est à l'ordre du jour depuis quasiment une année c'est un projet de maison de la petite enfance. Sans connaître l'ensemble de ce dossier mais en regardant l'actualité sur ce sujet, voici une note de la Fondation Terra Nova à la suite d'un rapport parlementaire en la matière. Bonne lecture.

Le rapport Tabarot, rendu en juillet dernier, détermine notamment les modalités de mise en œuvre du droit de garde opposable. Or, selon Dominique Méda, Jeanne Fagnani et Nathalie Morel, si son diagnostic est équilibré, il reste dangereusement flou sur la mise en œuvre et le financement de cette mesure.

Michèle Tabarot, députée UMP des Alpes Maritimes a rendu en juillet 2008 un rapport sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance destiné à déterminer les modalités de mise en œuvre du droit de garde opposable promis par Nicolas Sarkozy. Ce rapport propose un diagnostic très clair des dysfonctionnements engendrés par l’insuffisance des modes d’accueil de la petite enfance et par certains dispositifs de la politique familiale française incitant les femmes à se retirer trop longtemps du marché du travail. 

Même s’il accorde enfin à ce problème une juste attention et propose un investissement conséquent dans le développement des modes d’accueil des jeunes enfants, ce rapport repose contrairement à des propositions récentes (Méda, Périvier, La République des idées, 2007) sur une évaluation a minima des besoins à satisfaire, avance moins que l’on ne pourrait le croire sur la question du partage du congé entre les deux parents, risque d’entraîner une dégradation de la qualité de l’accueil par un affaissement généralisé des normes et formule une proposition intéressante dans son contenu mais dont il faudra absolument vérifier qu’elle n’est pas une machine de guerre contre l’école maternelle française. On devra veiller à ce que, même si le rapport repousse la réalisation de la promesse présidentielle à après 2012, il reçoive néanmoins un début d’application dés 2009 : la mise  en chantier d’au moins 100 000 places de jardin d’éveil constituerait un signal fort. 

Le Premier ministre a confié à Michèle Tabarot, Députée UMP des Alpes Maritimes la mission de rédiger un rapport sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance. Ce rapport a été rendu au mois de juillet 2008. Il reprend certaines critiques et des propositions maintes fois formulées par la gauche, sans le mentionner. Il s’accompagne d’un calendrier de mise en œuvre souhaitable pour certaines de ces propositions ; il reste en revanche extrêmement flou sur la mise en œuvre et le financement de ce qui devrait être la mesure phare du rapport, conformément à la promesse du candidat Sarkozy : le droit de garde opposable. 

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=439

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Jeudi 9 octobre 2008

Un vent de folie souffle sur les marchés financiers. Comment en est-on arrivé là ? Le plan de sauvetage américain pourra-t-il ramener le calme ? Réponses de Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives Économiques.

 

Par Michaël Boutines - Publié dans : la parole à
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Lundi 6 octobre 2008

Et voici la suite du post sur les élections sénatoriales : les résultats et quelques réflexions.

Les résultats : 
 1er tour :
                                          2ème tour :

Inscrits : 748                                         Inscrits : 748
Votants : 742                                         Votants : 745
Nuls : 20                                                 Nuls : 19
Exprimés : 722                                      Exprimés : 726 

A. de Montesquiou : 380                      R.Vall : 396
R.Vall : 290                                            JP.Pujol : 330
JP.Pujol : 268
R.Perrussan : 254
G.Marcet : 58
C.Bassac : 52
D. de Franclieu : 40
J.Martowitch : 17
F.Vasseur : 3
HB de Gazan : 4

A. de Montesquiou est élu au 1er tour sénateur du Gers ; Raymond Vall est élu sénateur du Gers au second tour.


Au fur et à mesure du dépouillement du 1er tour, il ne fait aucun doute que l’alliance radicale est en marche. Pour cela, il suffit de constater que plus de 80% voix obtenus par R.Vall le sont en ticket avec A. de Montesquiou.


Les voix de gauche, en grande majorité, se portent sur les candidats socialistes et communistes. Cependant, le 1er tour raisonne comme un coup de tonnerre ! Le second tour opposera un candidat Radical de Gauche à un candidat Socialiste, avec une droite rassemblée comme arbitre, qui avait déjà fait son choix au 1er tour. En regardant les résultats du 1er tour, le rassemblement des voix de gauche positionnées sur les candidats PS et PC  n'était pas suffisant pour dépasser les voix de droite additionnées à la « frange » se reconnaissant dans les radicaux de gauche. 
 

Quelques réflexions personnelles.

 
En ces Journées du Patrimoine, il a été impossible de sortir un « duc – sénateur » que l’on peut qualifier de « monument de la politique gersoise » :

Le Sénateur « Duc de Montesquiou » a réussi avec « sa » réserve parlementaire (4 millions d’€ d’après le Canard Enchaîné) a "vassalisé" une partie des Maires du Gers.


Cet « arrosage ciblé » sur tous les projets des communes (de la salle polyvalente aux petites cuillères de la crèche…), distribué par le seul « fait du prince », pose réellement un problème de contrôle démocratique de l'argent public.


Homme de réseau et de combines, maîtrisant la flatterie et les « honneurs » (une épingle par ici et une autre par là), spécialisé dans le coup de ciseaux des rubans « bleu blanc rouge » de toutes les inaugurations, il a entretenu une relation « particulière » avec la majorité des Maires ruraux, représentant 404 voix du collège électoral, qui lui "rendent bien"...


Ensuite, dans les communes où le scrutin est un peu plus « politique » (et non politisé comme certains le laisse entendre), c'est-à-dire que les élus assument leur positionnement politique sans pour autant faire preuve « d’ostracisme », il a toujours jouer sur l’ambiguïté de « sa » réserve parlementaire qu’il distribuait « sans couleur » politique, pour une fois de plus « troubler » le grand électeur dans un rapport « direct et à l’abri du regard» des citoyens !


D’où l’image du « monument historique » qui se confond avec une approche, malheureusement encore ancrée, de la « monarchie républicaine ».  
 


Un « mélange chimique » vient de naître dans cette élection du 21 septembre 2008 : bienvenue en radicalisme gersois !


Quand les clivages politiques ne sont plus structurants dans une élection, la porte est ouverte à toutes les « combines » et encore plus avec un corps électoral sensible et fin connaisseur de tous ses petits arrangements…


En l’absence d’une représentation politique à droite et d’une gauche en « proie avec ses turpitudes », nous avons assisté à la renaissance d’un phénomène politique : le radicalisme gersois. « Gentil, flatteur, sans faire de politique » mais de droite ! En regardant de plus près la « représentation politique » des tickets radicaux : le sénateur sortant valoisien avait comme suppléant M.BROSETA, Maire d’Haulies et Président de la Communauté de Communes de Val de Gers, ancien soutien de Ségolène ROYAL et ancien membre du Mouvement Citoyen et Républicain (parti fondé par Chevènement) ; de l’autre côté M.VALL avait comme suppléant M.MELLIET, Maire de Lagraulet, et déclaré sans étiquette (comme 80% des maires du Gers).


Ne vous y trompez pas ! En ces temps d’ouverture présidentiel, de renvoi d’ascenseur élyséen sur le vote pour la réforme constitutionnelle, le Gers peut apparaître comme un territoire d’expérimentation. Quand les responsables de droite sont divisés, pour rassembler l’électorat proposer lui un « ticket radical ». Ainsi, l’électorat s’y retrouve et cela créé le trouble à gauche ! Pour gagner l’UMP dans le Gers ne doit pas présenter de candidat ayant son étiquette. Une fois élu dans la « Haute Assemblée », qu’ils soient radicaux « dit de droite » ou « dit de gauche », (ils siègent tous dans le même groupe politique, hérité de la IIIème République), ils voteront les lois de régression sociale et de casse territoriale, par obligation électoraliste, que proposera le gouvernement de Sarkozy.


En sport, à la fin d’un match on dit « bien joué » au gagnant qu’il ait réussi par un coup tactique ou grâce à son fond de jeu ! Là, c’est la même chose. Bien joué, par cette « combine électorale » vous avez troublé les clivages et vous avez emporté la mise… 
           


 
Un « 21 avril » pour la gauche gersoise ?
Il faut éviter de voir ce 2ème échec consécutif aux élections sénatoriales dans le Gers comme une division à gauche. Certes, la gauche gersoise a pris un coup sur la tête dès la proclamation des résultats du 1er tour. En analysant à la fois le mode de scrutin, la sociologie électorale des communes rurales très majoritairement à droite, la relation « de 10 ans » entre les maires et leur sénateur avec ses « largesses financières avec sa réserve parlementaire », l’absence d’un vrai clivage politique (pour la clarté du débat d’abord et d’une continuité de positionnement au Sénat), il est vrai que la mission pour des candidats de gauche de se faire élire avec les voix de gauche et de rassemblement était difficile mais pas impossible. En effet, le collège électoral avait évolué positivement. Il y avait un espoir, une réelle opportunité. Bref, les combines, les rancoeurs, l’« ego » ont remplacé les débats et les engagements des candidats.

Voici ma description de l'élection sénatoriale du 21 septembre 2008. Tout ceci à l’abri des regards des citoyens, "confiné" à la Maison de Gascogne à Auch. Je devrais dire plutôt : c'était un autre 21…

Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Jeudi 2 octobre 2008

Dimanche 21 septembre 2008, quasiment à huit clos, 748 « grands électeurs » étaient convoqués à la Maison de Gascogne pour élire les deux sénateurs du Gers pour un mandat de 6 ans. Comme le hasard fait parfois bien les choses, cette journée du 21 septembre était à la fois une Journée du Patrimoine mais également la malheureuse date anniversaire de la catastrophe d’AZF qui avait eu lieu en 2001. Il n’existe aucun lien entre ces deux événements et le sujet de mon post… A priori, sauf si nous faisons travailler notre imagination. Bref, nous y reviendrons.

En 2 posts, je vais revenir sur ce « moment confiné » de la démocratie gersoise, à l’abri des regards des citoyens.

Si comme moi, vous vous êtes levé tôt ce 21 septembre, hormis quelques chaînes d’information en continue ou des radios généralistes annonçant le renouvellement du dernier tiers des sénateurs, nous pouvons faire un constat : très peu de gersois, comme de français, pouvaient s’intéresser à cette élection, tant elle est réservée à des élus et réduite à un très petit nombre d’électeurs. Comment ça marche ? Quels ont été les résultats ? Que signifient-ils ? Pour répondre à ces questions et vous faire partager mon analyse, voici quelques réflexions.

1)     Qui étaient les sénateurs sortants ? Quels étaient les candidats ? A quoi ça sert un sénateur ?

Le fonctionnement de nos institutions, régie par la constitution de 1958 établissant la Vème République, fait apparaître un pouvoir législatif opérant en deux chambres (système bicaméral). Ainsi, l’Assemblée Nationale et le Sénat représentent le parlement français. Les députés et les sénateurs ont l’initiative de la loi, du contrôle de l’action du gouvernement. Ils sont les représentants du peuple français !

Donc, un sénateur est un parlementaire. Il a plus particulièrement en charge les questions relatives à l’organisation administrative de la France, des rapports entre les collectivités locales et l’État.

Le Gers compte deux sénateurs. Les sortants étaient Messieurs Yves RISPAT (UMP) et Aymerie de MONTESQUIOU (Radical Valoisien). Ils avaient été élus en 1998, pour un mandat de 9 ans, qui a été allongé d’une année comme les mandats des conseillers municipaux et des conseillers généraux. En 10 ans, le Gers a changé puisque nous avons connus 2 renouvellements municipaux (2001 et 2008), 3 renouvellements cantonaux (2001/2004/2008), 2 élections législatives (2002 et 2007).

Voici les 12 candidats en présence : Hervé Bigaut de CAZANOVE (divers droite) ; Colette BASSAC (PC) ; Gérard MARCET (PC) ; Frédéric VASSEUR (FN) ; Aymeri de MONTESQUIOU (Parti Radical Valoisien) ; Raymond VALL (Parti Radical de Gauche) ; Jean Pierre PUJOL (PS) ; Robert PERRUSSAN (PS) ; Jean MARTOWICZ (Sans Etiquette) ; Douce de FRANCLIEU (Alternative Libérale)

1er fait marquant : Yves RISPAT, qui avait laissé entendre sa candidature, ne sera pas candidat. L’UMP, après quelques agitations autour de la candidature de Christiane PIETERS, Conseillère Régionale et candidate à l'investiture, ne sera pas représentée à cette élection.  

2)    Qu’est ce qu’un grand électeur ? Quel est le mode de scrutin ?

Les sénateurs sont élus dans chaque département au suffrage universel indirect par un collège électoral composé des députés, des conseillers régionaux élus dans le département, des conseillers généraux et des délégués des conseils municipaux. Dans le Gers, ils étaient 748 « grands électeurs ». 711 délégués représentaient les 463 communes gersoises auxquels il faut ajouter les 31 conseillers généraux, les 5 conseillers généraux, les 2 parlementaires… Et là, si vous faites l’addition vous vous apercevez que le résultat est de 749. Cela s’explique simplement : lors de la désignation des délégués des conseils municipaux le 27 juin dernier, une erreur a été commise. Un conseiller général, également maire, c’est fait désigner par le conseil municipal alors que la circulaire de la préfecture le mentionnait « noir sur blanc ». Personne n’est infaillible !

Le mode de scrutin :  L’élection des sénateurs présente plusieurs particularités :

- Fait unique en droit électoral français, les électeurs sénatoriaux ont l’obligation de voter, sauf cause légitime, sous peine d’être condamné à une amende de 100 € par le tribunal de grande instance.
- Le vote est centralisé : il se déroule au chef lieu du département, sous l’autorité du président du tribunal de grande instance, assisté de deux juges désignés par le premier président de la cour d’appel.

Le mode de scrutin est variable en fonction du nombre de sièges à pourvoir. Le scrutin majoritaire s’applique pour les départements élisant 3 sénateurs ou moins. Le scrutin proportionnel s’applique dans les départements où sont élus quatre sénateurs ou plus. Le nombre de sénateurs est fonction de la population du département.

Ayant 2 sénateurs à élire, le scrutin majoritaire n’est pas un scrutin de liste mais un scrutin plurinominal. Ainsi, les candidatures peuvent être isolées et, si les candidats sont groupés en liste, celles-ci peuvent ne pas être complètes. De plus, les listes ne sont pas bloquées, l’électeur peut rayer les noms, en ajouter d’autres, voire opérer un panachage entre plusieurs listes. A l’issue du scrutin, le décompte des suffrages ne se fait pas par liste mais par nom. Ce scrutin, les électeurs de Lombez, comme la plupart des électeurs des communes du Gers, le maîtrise puisqu’il s’agit d’un « copier coller » du scrutin municipal.

Dans le prochain post : les résultats, les commentaires à froid du dépouillement et quelques réflexions...

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Mercredi 24 septembre 2008
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Dimanche 14 septembre 2008
Par Michaël Boutines - Publié dans : la parole à
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Dimanche 7 septembre 2008

Dans une étude que vient de publier l’INSEE “Etudes et mobilité sociale”, Camille PEUGNY montre que les générations nées dans les années 60 ont de plus en plus de difficultés à s’élever au dessus de la condition de leurs parents. L’ascenseur social serait donc en panne ?Voici le résumé de cette étude par l’auteur de cette recherche :

Les difficultés rencontrées par les générations nées dans les années 1960 ont été illustrées par de nombreux travaux qui soulignent notamment l’existence d’inégalités entre les générations, en termes de salaire ou de mobilité en cours de carrière. De telles inégalités, au détriment des générations nées au tournant des années 1960, apparaissent également lorsque l’on mesure l’évolution des flux de mobilité intergénérationnelle au fil des cohortes de naissance successives.

En effet, si la part des individus qui parviennent à s’élever au-dessus de la condition de leurs parents demeure toujours supérieure à celle des déclassés, l’écart entre les deux flux diminue considérablement : en 2003, parmi les 35-39 ans, les ascendants ne sont plus que 1,4 fois plus nombreux que les descendants. Cette dégradation des perspectives de mobilité sociale est généralisée aux enfants de toutes les origines sociales.Pour les individus issus des classes populaires, les trajectoires ascendantes sont plus rares, et pour ceux nés dans des milieux sociaux plus favorisés, les trajectoires descendantes se multiplient.

Cette dégradation s’explique par des raisons structurelles (sous l’effet des difficultés économiques, la structure sociale s’élève moins rapidement vers le haut). Pour autant, elle est paradoxale car le niveau d’éducation de ces générations est sans précédent. Ces deux évolutions contradictoires amènent à questionner l’évolution au fil des générations du poids du diplôme dans le statut social atteint. L’affaiblissement du lien entre diplôme et position sociale est mis en évidence, ce qui remet en cause l’idée de l’avènement progressif d’une société plus méritocratique.

                                                            http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/Ecostat410B.pdf

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Mercredi 27 août 2008

Le congrès du Parti socialiste, qui se tiendra à Reims en novembre, sera essentiel, pour la France et pour la gauche. Nous vivons, en effet, un moment historique. La crise financière accentue et accélère le déplacement de la puissance économique au profit des pays émergents : le PIB des pays du Nord, qui entrent en stagflation, représente désormais à peine la moitié du PIB mondial. Ce monde en bouleversement est dange reux, marqué par la montée des logiques autoritaires, russe et chinoise, face à l'unilatéralisme américain, il est gros de conflits régionaux, caractérisé par de profonds déséquilibres, par l'accroissement des inégalités, par la multiplication des crises.



L'Europe, hélas !, peine à se construire. A la source de cette mutation se trouve la vague, énorme, initiée par les droites anglo-saxonnes, de libéralisation économique et financière, l'extension sans limites de l'espace marchand permettant au capitalisme d'accroître à nouveau, et considérablement, sa base de profit. La politique de Nicolas Sarkozy ne répond pas aux enjeux soulevés par cette évolution du monde. Au contraire, elle se contente de s'adapter à cette nouvelle logique du capitalisme. Sa vision de la France de demain est celle d'une société d'individus sans appartenance, segmentée, au sein de laquelle des catégories stigmatisées - à commencer par les immigrés - sont opposées aux autres citoyens.


Le président est à l'offensive, il provoque les syndicats, critique le droit de grève, réduit les moyens de nos armées, affaiblit l'audiovisuel public, menace les libertés. En somme, il sape le modèle social français. Mais sur l'essentiel, qu'a-t-il fait depuis un an ? Loin de promouvoir le pouvoir d'achat et de muscler l'appareil productif, il a fragilisé les services publics et dilapidé les marges de manoeuvre de nos finances publiques. Sur le terrain social, si, dans cette période difficile, la priorité devrait être donnée au renforcement de la cohésion sociale, le président de la République mène un combat obsessionnel contre les 35 heures. Comme si la question du temps de travail était aujourd'hui fondamentale : foutaise !


Alors, oui, il y a bien, en France comme en Europe et dans le monde, ce que j'ai appelé un besoin de gauche, d'une puissance politique organisatrice, créatrice de richesse et de solidarité, de régulation internationale. Or, paradoxalement, le Parti socialiste ne parvient pas à incarner la réponse à ce besoin, il ne représente pas suffisamment une opposition crédible et forte. Ce parti a des ressources considérables. Ses parlementaires travaillent dur sur les textes de loi, se battent pied à pied contre la politique du gouvernement. Ses élus sont respectés, aimés, dans les nombreuses collectivités locales qu'ils dirigent. Ses militants se défoncent sur le terrain. Ses experts avancent des idées.


Et pourtant, la confiance placée en nous reste faible, notre capacité à bâtir un projet cohérent est mise en doute, la qualité de nos leaders n'est pas reconnue, et Nicolas Sarkozy, président impopulaire, confronté à son échec économique et conduisant une politique étrangère sans principes et inefficace, poursuit son entreprise de liquidation. Pourquoi cela ? Parce que nous n'avons pas su, après la présidentielle de 2007, ouvrir un nouveau cycle, parce que nous sommes tombés dans la routine et avons succombé à la division. Les militants socialistes, les hommes et les femmes de gauche, nous regardent avec incrédulité, parfois avec désarroi, et attendent avec inquiétude un congrès qui décidera, tout simplement, de l'avenir du Parti socialiste comme force de gouvernement, capable de prétendre à l'alternance et d'emporter, enfin, l'élection présidentielle en 2012, après trois défaites consécutives.


Ce congrès est décisif, il constitue même une sorte de dernière chance pour la gauche, mais il est menacé à tout moment. Le premier écueil est celui de l'immobilisme, de la perspective d'un simple replâtrage, d'une poursuite relookée du statu quo, qui nous priverait de toute dynamique. Le PS ne peut continuer à préférer la communication à la réflexion, la tactique à la définition d'une stratégie d'avenir, les combinaisons aux choix clairs. Je ne crois pas à la table rase, mais la gauche a besoin de changement, de renouvellement, de rajeunissement, et surtout de travail. Le second écueil est celui de la présidentialisation.


Le congrès de Reims paraît, si le tir n'est pas corrigé, promis à l'affrontement délétère et sans issue que semblent accepter des responsables qui risquent de se tromper de séquence. Ils cèdent, en fait, à une illusion commune : ce qui manquerait au PS, ce serait un candidat prédésigné pour l'élection présidentielle. C'est une erreur. La présidentialisation n'est pas au coeur de la culture de la gauche, attachée à la diversité, au débat. Le problème du PS aujourd'hui n'est pas de ne pas compter dans ses rangs des présidentiables de qualité, mais qu'aucun (e) ne se dégage avec force, de façon incontestable, et ne peut le faire à court terme. La confrontation qui se prépare entre ces personnalités, qui toutes peuvent porter les couleurs de la gauche, serait fatale pour elles et suicidaire pour un Parti socialiste dès lors fragmenté, qui entamerait trois années de combat acharné consacré exclusivement à son leadership, laissant le champ libre à Nicolas Sarkozy pour 2012.

Pour conjurer ces dangers, nous devons nous ressaisir collectivement. C'est ce chemin que je propose - avec Arnaud Montebourg, avec beaucoup d'autres. Il rejoint l'orientation de plusieurs contributions soumises aux adhérents socialistes et surtout il répond à l'attente de ceux qui croient en l'avenir de la gauche, qui veulent élaborer un nouveau modèle de développement, bâtir l'égalité réelle, faire avancer l'Europe politique et sociale, construire un PS fort et démocratique. C'est pourquoi je suis candidat au poste de premier secrétaire.


Ce chemin doit selon moi emprunter trois pistes. Il faut, d'abord, transformer nos principes en actes : le Parti socialiste s'affirme - enfin - réformiste, européen, attaché à la transformation sociale, il se revendique laïc, féministe, internationaliste, ancré dans une économie de marché qu'il veut écologique et sociale, il doit se battre pour ces valeurs. Cela implique de remettre le parti, tout le parti, au travail sur les grandes questions de la période, afin de définir le projet des socialistes pour le XXIe siècle, de concert évidemment avec nos amis socialistes européens. Il doit le faire avec des militants qui débattent, amendent, votent, et en mobilisant ceux - dans les associations, les syndicats, chez les intellectuels, les experts - qui attendent que nous nous remettions en mouvement.


Cela suppose de tourner le dos à la volonté de présidentialisation du Parti socialiste, et pour cela de changer sa gouvernance, en mettant sur pied une direction resserrée, soudée, confiant de vraies responsabilités à la nouvelle génération, fonctionnant comme un contre-gouvernement, animée par un premier secrétaire désintéressé, pour lui-même, de la candidature présidentielle. Notre candidat (e) devra être choisi (e) en son temps, avant la mi-2011, à travers une primaire organisée par le PS, ouverte à tous ceux qui souhaitent y participer, et qui lui donnera force, élan et soutien populaire.


Ce chemin a un nom : la cohérence. Il exprime une démarche : la responsabilité. Nous sommes quelques-uns, moins nombreux qu'on le dit, à pouvoir diriger le Parti socialiste. Quelques-uns, moins nombreux encore, peuvent prétendre à mener le combat présidentiel contre Nicolas Sarkozy. Oui, nous avons l'ardente obligation de mettre la gauche en état de marche pour gagner en 2012, de mener la rénovation nécessaire du Parti socialiste, d'y associer les militants, les élus, les sympathisants. C'est à cela que nous devons consacrer notre énergie.


Ce devoir d'agir en responsables s'impose à tous, et d'abord aux présidentiables. Il impose un large rassemblement pour une nouvelle majorité. Le PS peut s'autodétruire, se diriger vers sa quatrième défaite à l'élection présidentielle. Il peut aussi se redresser. Il le doit. C'est ce qui se joue à Reims.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Jeudi 21 août 2008

Écrit par Jule Vertin et Julien Ollivier (ce sont les pseudonymes de deux hauts fonctionnaires spécialistes des questions d’écologie et de développement durable) de la Fondation TERRA NOVA.


Le projet de loi de programmation relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dite « loi Grenelle 1 », a été adopté en Conseil des ministres le 11 juin et devrait passer en première lecture devant la Parlement avant l’été.  Ce texte devait amorcer une véritable « révolution écologique » en concrétisant les décisions prises à l’automne dernier suite à une large concertation entre l'Etat, les syndicats, le patronat, les associations de défense de l'environnement et les collectivités territoriales.


Malgré de nombreux points positifs, la révolution écologique n’aura pas lieu. D’abord parce que beaucoup des objectifs et mesures présentés comme des avancées ne sont que le simple rattrapage du retard pris par la France dans l’application du droit communautaire en matière d’environnement. C’est le cas notamment de l’énergie, de la gestion des déchets ou de l’évaluation systématique de l’impact climat et biodiversité d’un projet. Ensuite parce que ce texte est en recul par rapport aux conclusions du Grenelle dans les domaines du transport, de l’aménagement du territoire et de la rénovation des bâtiments. Enfin parce que de nombreux objectifs s’apparentent à des incantations en l’absence d’outils efficaces et de moyens suffisants pour leur mise en œuvre. C’est le cas notamment de la trame verte et bleue qui a perdu son caractère opposable ou du financement des mesures en matière de bâtiment.


Face aux lacunes et aux reculs du projet de loi Grenelle 1, nous formulons trois propositions majeures destinées à lui redonner une véritable ambition écologique : 

1/ Amorcer une révolution en matière de transport par la mise en œuvre rapide de la taxe carbone, la création des conditions favorables à un véritable report modal et la mise en cohérence et la clarification des compétences

2/ Changer radicalement notre façon d’aménager et d’organiser les territoires, ce qui passe notamment par une politique résolue de lutte contre l’étalement urbain, la mise en œuvre effective d’une trame verte et bleue opposable et un changement de modèle agricole

3/ Réaliser un véritable aggiornamento écologique de nos institutions et schémas de décision, notamment en consolidant le principe de la gouvernance à 5, en développant la participation du public et en veillant à l’intégration systématique et effective du développement durable dans l’ensemble des politiques publiques.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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