Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 16:56

Un appel à l’initiative de Marie-George Buffet, députée, ancienne ministre. Le modèle sportif français mis à mal, il faut ouvrir une véritable concertation lance la secrétaire nationale du PCF.

 

Accès de toutes et tous à la pratique sportive, ambition pour le haut niveau, complémentarité dans la structure fédérale des pratiques amateurs et professionnelles, unité dans le mouvement sportif et olympique des disciplines sportives, respect de l’intégrité physique et psychique des sportifs, respect des règles, formation de l’encadrement, soutien à l’association sportive et à ses bénévoles, aménagement du territoire, mutualisation des moyens, tels sont les objectifs partagés par l’État et le Comité national olympique et sportif français dans des missions de service public fondées, au fil des décennies, par les lois de la République.

 

Ce modèle sportif français construit sur l’idée que la pratique sportive est une activité humaine qui relève de l’intérêt général a montré son efficacité : onze millions de licencié-e-s et des résultats nous plaçant au dixième rang des nations lors des jeux Olympiques de Pékin.

 

Aujourd’hui, il est mis à mal, comme en témoignent les mesures annoncées le 16 décembre par le secrétaire d’État aux Sports, après les mesures régressives du budget 2009 et celles liées à la RGPP : CREPS fermés, directions départementales MJS dissoutes, filières de haut niveau rabougries, budget en berne, le ministère serait transformé en commission du haut niveau ! Les clubs professionnels devenus sociétés anonymes cotées en Bourse et déliées du numéro d’affiliation conféré par l’association sportive, financées par des banques communes à plusieurs clubs. C’est le départ programmé du sport professionnel de l’entité fédérale, la création de championnats privés coupés du reste des compétitions, et donc la fin de la mutualisation des moyens !

 

Et tout le reste, c’est-à-dire la pratique de masse, les clubs amateurs, la formation, les infrastructures seraient à la charge des collectivités territoriales ! Le mouvement sportif lui-même serait mis devant le fait accompli !

 

Aussi, élu-e-s, bénévoles, sportifs et sportives de toutes disciplines, nous lançons un appel solennel au président de la République pour que la réforme du sport professionnel ainsi que les suppressions de postes, de structures et d’établissement soient arrêtées et que s’ouvre sans attendre une véritable concertation sur l’avenir des pratiques et disciplines sportives en France.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Pétition
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 13:03

Dans une société médiatique, dans laquelle les délais sont toujours plus courts et les analyses légères, les experts en communication privilégient l’image pour faire passer un message. L’image, plus ou moins parlante, fait appel à un vécu ou à l’imagination du public visé. Ainsi, pour simplifier l’un des débats de la communauté de Communes du Savès, celui sur les investissements scolaires, j’ai en mémoire l'image d'un jeu : le bonneteau.

Depuis la réunion du conseil communautaire du mois d’octobre à Laymont, et lors des réunions suivantes, la construction des nouvelles écoles sur le territoire de la CC du Savès « réanime » le débat public.

   

Qu’est qu’un bonneteau ?

 

C’est un jeu très simple et très ancien. Rien à voir avec les jeux vidéos des ados d’aujourd’hui. Le joueur doit trouver la pièce de monnaie qui se cache sous un des trois gobelets que lui propose le manipulateur.

 

Dans sa première version, au XIVe siècle en France, le bonneteau était un jeu d'argent, de l'ordre de l'escroquerie, proposé à la sauvette sur les marchés et dans les lieux publics. Sa première version s’effectue avec des cartes. Le jeu se fait avec deux cartes noires et une carte rouge, généralement les rois de trèfle et de pique et la dame de cœur (tro uver la dame). Le maître du jeu manipule les trois cartes et demande au joueur de miser et de découvrir la carte rouge. Si celui-ci réussit, il reçoit le double de sa mise ; dans le cas contraire, il l'abandonne. Le manipulateur peut bouger les cartes juste pour donner le change d'une manipulation faussement excessive et maladroite...

 

Après la définition du bonneteau, revenons à notre sujet : la construction de nouvelles écoles en Savès :

 

Compétent en matière d’infrastructures scolaires, la CC du Savès avait débattu, à la fin du mandat précédent, de la programmation en matière de construction de nouvelles écoles. Deux impératifs : la modernisation et le maillage scolaire en milieu rural.  A l’appui des comptes rendus et des publications de la CC du Savès (cf. Lettre de janvier 2008 qui était arrivée dans les boîtes aux lettres quelques jours avant les élections municipales: http://www.ccsaves.com/Lettre/janvier2008.pdf) : une école était programmée à Cazaux Savès, une à Noilhan et une autre à Lombez.

 

Je souhaite rappeler à ce stade de mon post, que si la CC est compétente pour la construction et l’entretien des installations, l’organisation du service public relève de la compétence de l’éducation nationale et d’instances de concertation. L’un ne va pas sans l’autre.  Malheureusement, cette donnée a été absente des débats communautaires de la fin d’année 2008.

A l’ouverture du nouveau mandat, les travaux de la commission éducation valide le principe d’une construction d’école à Cazaux, tout en menant de front l’étude pour celle de Noilhan. Le projet pour Lombez ferait l’objet d’une réflexion pour la seconde partie du mandat. Le programme était ambitieux et volontariste… 

 

Cependant, le mécano du bonneteau entre en scène.

En jouant sur une polémique concernant la  superficie du terrain achetée par la commune de Cazaux Savès pour l’implantation de la future école, le maître du jeu manipule ses gobelets …et l’école glisse à Noilhan. "Brouhaha et protestations", un vote apparaît pour départager les points de vue alors que la question n’était pas à l’ordre du jour ! Erreur de procédure ?

 

Plusieurs joueurs entrent ensuite dans le bonneteau scolaire en Savès… Cazaux et Noilhan faisant partie du même Regroupement Pédagogique Intercommunal… certains voient l’école sous le gobelet de Noilhan, ce n’est sans compter sur l’illusion du Maître du jeu… A suivre...

Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 23:34

L'été dernier, le Congrès était convoqué par le Président de la République pour une nouvelle réforme de la Constitution. Adoptée avec seulement deux voix de majorité, cet épisode connstitutionnel est lourd de conséquence pour la vie démocratique du "mécano" de la Vème République. A l'époque, le Président de la République avait usé de toutes "combines politiciennes" pour faire voter cette réforme partielle, aujourd'hui je vous propose ma prochaine lecture : La Constitution Sarkozy de Bastien François.


Superficielle, hypocrite, parfois dangereuse, mais aussi ringarde, tel est le diagnostic porté par Bastien François sur la réforme constitutionnelle de juillet 2008.

Cette réforme est la plus importante depuis les débuts de la Ve République : 35 articles de la Constitution ont été modifiés, 3 ont été réécrits in extenso, 9 ont été ajoutés. Autrement dit, près de la moitié de la Constitution a été remaniée.

Le projet de Nicolas Sarkozy avait la belle simplicité de l’architecture romane.
« Moderniser » nos institutions se déclinait en trois chantiers : responsabiliser le pouvoir présidentiel, renforcer le Parlement et donner de nouveaux droits aux citoyens. Alors que la nouvelle Constitution commence à être appliquée, se révèlent au grand jour les hypocrisies constitutionnelles du président Sarkozy.

Dans son nouvel ouvrage, Bastien François analyse le nouveau texte de la Constitution, en décortique les subtilités, juge la réforme à l’aune de ses ambitions et interroge sa véritable nature : trompe-l’œil, simple adaptation ou mise en place d’un nouveau régime
?

Pour un éclairage par le net : 
http://www.mediapart.fr/club/mot-cle/reforme-constitutionnelle

Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 16:57

Lors du premier trimestre de l’année 2008, Lombez, notre village, a été marqué par un formidable souffle démocratique à l’occasion des élections municipales avec notamment la présence de plusieurs listes et des projets de village différents.

Des engagements, des promesses, des professions de foi ont fleuri par le biais de documents, de réunions et sur des blogs. 


De cette situation particulière est né un mouvement citoyen qui ne souhaite pas se faire confisquer la parole.
 
C’est pour cela, que nous nous sommes retrouvés en créant une association « Lombez, une passion citoyenne ». 
 

Cette démarche est le fruit d’un travail collectif et la volonté de faire participer le plus grand nombre à un engagement citoyen de tous les jours à Lombez. Pendant 6 mois, nous avons œuvré à la structuration de notre association, analysé la situation politique, pansé les plaies d’une période éprouvante, organisé un suivi des conseils municipaux et surtout regardé vers demain. 

En citoyen responsable, nous faisons le pari renouvelé de l’audace pour éclairer et transmettre de l’information ou relayer certaines vérités. A l’initiative, en relais, en secours, nous apporterons notre contribution à la vie citoyenne de notre territoire, nous réfléchirons aux enjeux de l’avenir en prenant le temps de faire participer tous les acteurs. 

Notre site internet sera un outil à la fois de mise en valeur de nos activités citoyennes et également pour notre fonctionnement associatif (c’est pour cela qu’une partie du site est réservée aux adhérents de l’association).

«Lombez, une passion citoyenne» proposera de nombreuses rubriques: «rendez vous citoyens et participatifs», «vie démocratique à Lombez et en Savès», «tribune libre» sans oublier d’apporter de nombreuses informations, même les plus insolites... 

Bienvenue sur : www.lombez-passion.fr 


Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 11:20

Depuis plusieurs mois, parents, enseignants, éducateurs, chercheurs sont inquiets et se mobilisent partout en France pour dénoncer les réformes liées à l'école. Les médias traditionnels ne relaient pas du tout l'ampleur de ces mouvements. Face à cette désinformation, nous avons décidé de ne plus nous taire et de vous informer sur le réel contenu de ces réformes.

 

- Suppression de milliers de postes :

·     2007: moins 9000 postes d'enseignants, 2008: moins 11200 postes, 2009: moins 13500 postes.

·     Diminution de moitié du nombre d'enseignants recrutés au concours 2009 d'où une augmentation inévitable des effectifs dans les classes et de mauvaises conditions d'apprentissage pour les élèves.

·     Suppression de 1500 postes d'enseignants spécialisés des Réseaux d'Aide aux Enfants en Difficulté (psychologues scolaires, rééducateurs, maîtres d'adaptation) formés pour prendre en charge, pendant le temps scolaire, des enfants qui, pour des raisons psychologiques, affectives..., n'arrivent pas à apprendre, malgré l'aide apportée par l'enseignant dans sa classe

Ex : Max a de grosses difficultés à se concentrer, un suivi avec un enseignant rééducateur du RASED l'aide à améliorer son comportement.  S'il n'y a plus de réseaux, qui aidera Max ? Les CMP et CMPP (centres médico psycho-pédagogiques) sont déjà débordés.

·     Suppression de postes des enseignants détachés auprès d'associations complémentaires à l'école (sport, théâtre, cinéma...)

Ex : Des enseignants sont chargés d'organiser la programmation de spectacles, de rencontres sportives, de films, de concerts (JMF, USEP, Ciné 32, Théâtre à l'école).

Leur réaffectation dans les classes mettra fin à toutes ces possibilités d'ouverture culturelle et sportive.

 

Mise en oeuvre des nouveaux programmes :

·     alourdis, ceux-ci créeront des difficultés supplémentaires du fait de l'apprentissage prématuré de notions trop complexes.

Ex : cette année, en C.P., Max doit apprendre à poser la soustraction alors qu'il commence juste à comprendre comment fonctionnent les nombres

·     mécanisation de l'apprentissage aux dépens de la compréhension

Ex : Max devra s'entraîner de nombreuses fois à poser les soustractions sans avoir vraiment compris le sens de cette technique très abstraite

 
- Diminution de deux heures hebdomadaires d'enseignement (équivalent de 3 semaines par an, 5 mois sur l'ensemble de la scolarité primaire) en contradiction avec l'alourdissement des programmes

 
- Enseignement des langues
  généralisé à l'ensemble des classes du CP au CM2,aucun moyen dégagé par le ministère. Chaque école doit se débrouiller avec les moyens du bord, ici un professeur diplômé payé par la mairie, ici un parent bénévole, là un enseignant de l'école qui jongle avec toutes les classes et a du mal à suivre ses propres élèves, ailleurs rien.

Ex:
Max, Léo et Julie arrivent en 6e. Max n'a jamais fait de langue à l'école, Julie a fait 4 ans d'anglais avec une maman d'élève anglaise, Léo a fait de l'occitan avec sa maîtresse pendant deux ans. Au collège, aucun moyen pour tenir compte de cette diversité, fi des acquis ! On considère que les enfants n'ont rien fait, on démarre à zéro.


-  Mise en place de l'aide personnalisée,  prétexte à destination des parents pour supprimer les RASED, ce qui est en totale contradiction avec la volonté annoncée de diviser par 3 le taux d'élèves en grande difficulté scolaire et qui allonge les journées des enfants en difficulté, sans garantie d'efficacité.
                                         

     Ex: Avant, Julie était aidée sur le temps scolaire par la maîtresse d'adaptation du RASED, maîtresse formée spécifiquement à la difficulté scolaire, qui travaillait  avec un petit groupe d'élèves qui présentaient le même type de difficultés.


     
Aujourd'hui, avec la disparition des RASED, Julie, en dehors du temps scolaire, participe à l'aide personnalisée avec d'autres enfants rencontrant des difficultés diverses, sa maîtresse, non spécialisée, fait au mieux mais se trouve un peu désemparée. La journée de Julie est plus longue que celle de ses camarades  


- Déscolarisation des enfants de 2 ans puis de ceux de 3 ans qui annonce la disparition programmée de l'école maternelle, remplacée par des jardins d'éveil encadrés par des personnels non enseignants et à la charge financière des familles et des mairies.

 

- Création d'une  Agence Nationale du Remplacement qui s'occupera du recrutement des remplaçants (diminution des exigences, précarité des emplois, bas salaires, congés non payés) les remplaçants seront donc des vacataires (emplois précaires) et non plus des enseignants recrutés sur concours. Déjà les inspecteurs d'académie font appel à l'ANPE. Les remplacements de courte durée ne seront donc plus assurés puisqu'il faudra payer les remplaçants  au nombre d'heures effectuées ... On demandera sans doute aux mairies d'assurer l'accueil....

- Suppression des IUFM  (instituts de formation des maîtres) en juin 2009, formation initiale au rabais pour des enseignants qui devront apprendre sur le tas. 



Comment croire à la volonté d'améliorer les performances de notre école, lorsqu'on choisit d'envoyer dans les classes des personnels n'ayant aucune formation pratique ?

 

-  Base Élèves : acceptez-vous que vos enfants, dès l'entrée à l'école, soient immatriculés dans des fichiers accessibles à diverses administrations et contenant des informations personnelles ? Des directeurs refusant de le faire sont menacés de révocation.

 

- Regroupement des écoles en  EPEP (Établissement Public d' Enseignement Primaire), avec à la clé des fermetures de classes (globalisation des effectifs). Disparition des petites écoles rurales, regroupement dans les chefs-lieux de canton. Chaque EPEP sera dirigé par un conseil d'administration, ce conseil sera composé d'un directeur (un administratif) et sur les 13 membres du C.A.,  il n'y aura que 3 enseignants et 4 parents d'élèves, le reste étant composé d'élus locaux.


Ex :
Communauté de communes des Coteaux de Gascogne, Lias-Pujaudran-Ségoufielle aujourd'hui 15 classes, demain en EPEP : 3 fermetures


Toutes ces mesures sont censées améliorer les résultats nationaux de l'école, (prétendument insuffisants par rapport aux résultats d'autres pays européens) et réduire le taux d'élèves en difficulté. En fait, elles ne poursuivent qu'un seul but : diminuer par tous les moyens le coût de l'école. Elles n'auront qu'un seul effet : accroître les inégalités entre les élèves, puisque tous ne bénéficieront plus du même service d'éducation et cela dès le plus jeune âge.

Toutes ces mesures constituent une rupture sans précédent avec les fondements de l'école publique elles tournent le dos à l'école de la réussite pour tous et constituent un véritable démantèlement de notre système éducatif. 
                                                          

Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 10:49

Alors que le gouvernement fait la sourde oreille, le Parti socialiste est à l’écoute des peurs et des revendications des chercheurs. Secrétaire national à la recherche et à l’enseignement supérieur, Bertrand Monthubert donne les grandes lignes des réponses socialistes au malaise universitaire. Des réponses qui se préciseront grâce à une réflexion collective,menée dans le cadre d’une convention sur l’enseignement supérieur et la recherche organisée prochainement par le PS.

 

Le Parti socialiste veut proposer un avenir à nos universités, nos laboratoires publics et privés et ceux qui en font partie. Cet avenir doit être construit collectivement, notamment au travers des batailles qui se mènent aujourd'hui. C'est pourquoi le Parti socialiste a décidé d'initier une convention sur l'enseignement supérieur et la recherche.

 

Nous souhaitons organiser ce processus largement ouvert en lien avec les autres partis de gauche, et en interaction avec toutes les associations et syndicats qui depuis longtemps font des propositions.

 

Quels seront les objectifs de cette convention ? D'abord, redonner au savoir la place qui doit être la sienne dans une société moderne, ce qui suppose la liberté d'initiative scientifique des chercheurs et des institutions d'enseignement supérieur et de recherche, dans le cadre des institutions nationales et locales. Cette liberté est indispensable au développement de la recherche : les grandes avancées naissent le plus souvent du hasard de recherches dont les applications ne pouvaient même pas être pensées. Qui aurait imaginé que les progrès de la physique atomique, conduisant à la mise au point du laser comme instrument de laboratoire, conduiraient aux développements technologiques que nous connaissons ? Mais il s´agit aussi de sciences humaines et sociales, qui façonnent notre manière de penser le monde qui nous entoure : quand Claude Lévi-Strauss partit au Brésil, pour enseigner à l´université de São Paulo, il ne savait pas encore qu´il allait poser les fondements d´un des plus importants courants de pensée du XXème siècle.

 

Garantir l’indépendance

Simultanément, il faudra redéfinir l'action de l'État en faveur de la recherche privée, et améliorer la prise en compte de la diversité des attentes de la société (santé, environnement, villes...) et mettre en place un débat permanent entre scientifiques et citoyens. Il faudra former les structures qui permettent ces échanges, éviter le dirigisme étatique que nous connaissons, mais aussi respecter l´autonomie des chercheurs, nécessaire pour que leurs travaux soient exempts de toute suspicion de dépendance à l´égard d´intérêts particuliers, qu’ils soient économiques ou idéologiques.

 

Ensuite, il faudra favoriser la coopération entre les établissements de recherche et d’enseignement supérieur, entre leurs personnels, et réduire la bureaucratie dont ils souffrent de plus en plus. Une question brûlante est celle de l´aménagement du territoire en matière d´enseignement supérieur. Le gouvernement actuel abandonne la plupart des universités, leur donnant pour seul avenir de former les étudiants de licence. Nous devons, à l´inverse, proposer, par la redéfinition des Pôles de Recherche et d´Enseignement Supérieur, la façon d´articuler les formations et les laboratoires à l´échelle d´un territoire, et fournir des moyens à la mobilité des étudiants. Ce cadre permettra d´envisager une convergence des formations supérieures garante de leurs spécificités et richesses, mais qui refuse de faire des universités une voie de relégation. Cela passera par une élévation de la dépense par étudiant à l´université afin d´offrir dans ces dernières la qualité d´encadrement pédagogique et d´accueil que les étudiants méritent. Autre objectif : élever le niveau de formation, en garantissant le cadre national des diplômes, et faciliter l'accès à ceux-ci pour les étudiants en difficulté sociale. Depuis plusieurs années nous vivons une baisse de l´accès aux études supérieures, alors même que l´objectif affiché du gouvernement est de porter à 50 % d´une classe d´âge le nombre d´étudiants au niveau de la licence.

 

Réflexion collective

Enfin, il faudra offrir aux personnels les statuts qui permettent à la fois qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes, et qu'ils attirent la jeune génération, ce qui passe par la réduction drastique de la précarité. La montée en puissance de l´Agence Nationale de la Recherche, depuis sa création en 2005, s´est accompagnée de la création de plus de 6 000 CDD, sans aucune réflexion sur l´avenir des jeunes chercheurs qui se sont investis dans ces emplois.

Depuis les États généraux de la recherche de 2004, les tentatives pour lancer une nouvelle étape de réflexion ont échoué. Et pour cause : le gouvernement s'est moqué de ceux qui avaient conduit ce travail, en prenant le contre-pied de leurs propositions. Dès lors, à quoi bon s'user à nouveau s'il n'y a pas de débouché politique ?

C'est ce que le Parti socialiste veut offrir aujourd'hui :un débouché à la réflexion collective, qui se traduira par une action au niveau des parlements européen et français, et des collectivités territoriales qu'il dirige avec ses partenaires. Et un programme ambitieux pour la recherche et les universités, dans la perspective des prochaines élections qui devront conduire au pouvoir une équipe tournée vers notre avenir collectif.

 

Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 21:17

Dans les écoles rurales de la communauté de Communes du côté de Monblanc ou de Seysses Savès, dans les communes de Lombez et de Samatan, la colère des enseignants est grandissante. De la suppression des postes de RASED et au plus important plan social dont est victime l'éducation nationale, s'ajoute des mesures des modifications de programmes incohérentes et des mesures visant à détériorer la qualité des enseignements, via des évaluations à contre sens.

Ci dessous un témoignage dont la seule lecture dénonce les orientations pédagogiques du Ministre DARCOS et le malaise pesant chez les professeurs des écoles. Extrait de www.rue89.com


Si j'ai refusé de mettre en place le dispositif d'évaluation des CM2 et l'ai fait savoir publiquement, c'est poussé par une indignation face à ce dispositif précipité, qui a pour but de "mieux mesurer" mais qui n'est pas pertinent à cette période de l'année puisqu'il interroge les élèves sur des notions non encore étudiées, qu'il privilégie la prise en compte des erreurs plutôt que des réussites (une réussite majoritaire étant codée comme un échec) et crée donc artificiellement de l'échec là où il ne se trouve pas.

Plus grave encore à mes yeux: le dispositif assume le parti pris de renvoyer à l'élève une image négative de lui-même, l'image d'un élève qui éprouve des difficultés qu'il ignorait pour la bonne raison qu'elles viennent d'être créées par l'évaluation, et qu'il devra à son tour assumer devant ses parents.


Cette évaluation sera l'instrument d'une fragilisation de l'école

Là-dessus le ministre Xavier Darcos a ajouté que cette évaluation était le "bilan de huit années d'école primaire": si ça devait être le cas, pourquoi ne trouve-t-on aucune évaluation des acquis précédents? Et comme il faut envisager la possibilité que le ministère souhaite se débarrasser d'une partie de l'Education nationale (rappelez-vous, les enseignantes de maternelle payées si cher pour surveiller des siestes et changer des couches), il est probable que cette évaluation, dont les résultats assez faibles seront imputés à des responsables tout trouvés, soit l'instrument d'une fragilisation et d'une dépréciation de l'école, et certainement pas un outil pédagogique. Je ne souhaitais donc pas collaborer à cette entreprise.

Cette évaluation pourrait tout à fait être utilisée pour conclure que les politiques de "créations de postes" n'aboutissent à rien, et ce qui sera présenté comme une conclusion est en réalité une hypothèse de travail: à l'Education nationale, il faut réduire le nombre de postes! On peut noter que ça a déjà commencé: il y a 6000 postes en moins cette année, dans les classes, dans les RASED et dans les associations complémentaires de l'école.

Dans mon école, après un jour de passation d'épreuves, le conseil des maîtres a décidé de stopper le processus. Mon action personnelle s'appuie donc sur la position collective du conseil des maîtres, et plus largement elle dit tout haut ce qui se dit dans bien des écoles. Les enseignants ont le respect de l'autorité chevillée au corps, ils en ont besoin dans leur classe, ce qui explique la difficulté à désobéir ouvertement.

Quant aux parents d'élèves, ils ont montré de l'inquiétude devant l'arrêt de l'évaluation, certains croyant qu'elle conditionnait le passage en sixième. Après les avoir rencontrés et avoir parcouru avec eux les cahiers, leur réaction a été de signer des lettres de soutien au conseil des maîtres…


La gravité de mon acte m'a été rappelée, vu les obligations du fonctionnaire

Ayant affiché publiquement ma désobéissance, l'inspecteur d'académie m'a invité à le rencontrer deux jours après la diffusion de ma lettre. La gravité de mon acte m'a été rappelée, au regard des obligations du fonctionnaire, mais la pertinence des évaluations n'a pas été remise en cause. Deux conceptions se sont opposées: celle qui pose que le droit de désobéir est imprescriptible et celle qui affirme que rien, dans la situation actuelle, ne justifie la désobéissance.

Je ne pense pas que la démocratie soit mise en danger par un acte de désobéissance comme le mien, cet acte permet au contraire de structurer les contre-pouvoirs citoyens qui sont un des privilèges de la démocratie. Je ne fais pas de la désobéissance une fin en soi, elle est ici le résultat d'un évènement ponctuel, le télescopage entre les circonstances et ma conscience personnelle et professionnelle. J'ai souhaité, pour qu'elle soit porteuse de sens, en faire une action publique et constructive sur le long terme. Aujourd'hui, je ne me suis pas vu infliger de sanction, sanction que j'assumerai si elle devait se présenter sans pour autant l'accepter sans coup férir.

Membre d'un syndicat, le SNUipp, je connais la force des luttes collectives. Pourquoi avoir agi différemment cette fois? Ma réaction a été comme l'action ministérielle, précipitée et c'est ce qui lui a permis d'être en prise avec l'actualité. Néanmoins les arguments que je développe sont partagés par un très grand nombre d'enseignants et mon syndicat se dirige vers une action collective qui permettra à chacun d'exprimer tout ce qui peut nous conduire aujourd'hui vers la contestation et la désobéissance.


L'apparition d'individus qui contestent en dehors des syndicats (regardez les désobéisseurs, ils sont plus de 2000 à s'être déclarés au grand jour) est simplement le symptôme créé par des mesures qui heurtent profondément les individus dans leurs convictions profondes, et qui ne peuvent pas rester sans rien dire, sans rien faire.


Par Michaël Boutines - Publié dans : Point de vue
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 17:10


Klaus, c’est le prénom de la tempête qui s’est abattue dans le Sud Ouest et qui a touché le Gers. C’est un véritable spectacle de désolation : de nombreux dégâts matériels agricoles et professionnels, routes coupées par les arbres, réseaux électriques et téléphoniques inopérants… Les images resteront marquantes tant l’ampleur de la tempête était exceptionnelle. Plus localisée qu’en 1999 et avec des vitesses de vents supérieurs, la conséquence ne se fera pas attendre : une paralysie de nos territoires. Et heureusement, nous n’avons à déplorer aucune victime pendant le passage de la tempête et qu’une seule dans les jours qui suivirent.

 

Dès les premières heures, c’est la solidarité de voisinage et familiale qui est efficiente ; et dans le même temps, prévu par l’alerte de Météo France, les services de secours sont mobilisables pour prendre en charge les situations critiques. Entre la solidarité spontanée et l’organisation des services publics, et plus particulièrement des pompiers et des gendarmes dans nos territoires ruraux, nous devons faire face à la gestion de crise. Celle-ci n’étant pas la panacée, faisant apparaître à la fois des dysfonctionnements et des prouesses techniques, un décalage entre la perception réelle et les moyens déployés et organisés.

 
Des pannes électriques au manque d’eau, les accès impossibles aux moyens modernes de communication, la vie n’est plus la même ! Difficile dans les coins les plus touchés et les plus reculés, une véritable double peine, les temps d’interventions seront jugés et perçus comme étant toujours trop long. D’un autre côté, des PME ont eu toutes les « difficultés du monde » à redémarrer leurs activités ayant même parfois recours à des mesures de chômage technique…


 

"A la guerre comme à la guerre"
envoyé par lemondefr

Cependant, il faut applaudir et souligner la force des sapeurs pompiers du Gers dans la gestion de crise, de la présence terrain des forces de gendarmerie, des fonctionnaires de l’État, des agents communaux et des services hospitaliers ou de maisons de retraites, des agents EDF (…ERDF…) ou des syndicats des eaux, et celles des élus locaux qui ont été au plus près des personnes en difficultés.

 

Même si l’heure n’est pas encore au bilan, nous ne pouvons que nous féliciter des services publics et de son maillage territorial de proximité. Alors que l’État subit une cure d’amaigrissement via la RGPP et que la réforme Balladur veut faire disparaître les représentations démocratiques sur les territoires, cette gestion de crise a démontré, une fois de plus, que les services publics à la française sont de véritables atouts, qu’il faut certainement faire évoluer mais dont l’architecture est pertinente. Cependant, des lois de dérégulations, de mise en concurrence, qui ne répondent qu’à des préceptes idéologiques de marché, défendus par des soi-disant « pragmatiques », ont des conséquences lourdes sur le quotidien ! Nous en reparlerons.

 

Tous mes voeux de solidarité aux gersoises et aux gersois qui ont souffert et bon courage car le temps de la reconstruction sera parfois long et fastideux.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 15:36

Terra Nova revient d’une mission d’étude sur l’élection présidentielle américaine. A travers de plus de 80 entretiens avec les principaux acteurs de la campagne à Washington, New York et Chicago, elle a pu décrypter les innovations de la campagne et en tirer des leçons pour la France. Je vous propose l'article suivant "Barack Obama : une campagne révolutionnaire"  et un lien pour consulter le dossier complet sur le site internet de Terra Nova. _______________________________________________________________

L’élection présidentielle américaine de 2008 a réconcilié les Américains avec la politique.

 

15 millions de citoyens qui ne votaient plus retournent aux urnes. Le taux de participation bondit à 63% des électeurs en âge de voter (score proche des standards français), alors qu’il oscillait entre 50 et 55% depuis quarante ans. L’enthousiasme collectif est palpable.

 

Ce « miracle démocratique », l’Amérique le doit à Barack Obama. A son talent personnel, bien sûr. Mais tout autant à une campagne révolutionnaire : « la meilleure campagne jamais réalisée », selon ses propres termes.

 

Obama ne mène pas une campagne politique traditionnelle, mais une campagne de mobilisation. Elle vise plus à susciter et organiser des supporters qu’à convaincre les électeurs. Plus de 10 millions de personnes ont participé à la campagne d’Obama. 3 millions ont fait des donations. 1.2 millions ont milité sur le terrain. Du jamais vu. Obama a créé un immense mouvement, une « communauté Obama ».

 

Quelle est le secret de cette mobilisation ?

 

Premier élément : une grande cause mobilisatrice, le changement.

 

On dit beaucoup qu’Obama a mené une campagne charismatique, centrée sur sa personnalité. C’est vrai au début. Mais elle pose vite des problèmes sérieux. Si elle mobilise, elle est aussi clivante : il y a les « fans », les « adorateurs » qui suivent la rockstar, le gourou ; et il y a les autres, qu’inquiète cette hyper-personnalisation. John McCain l’attaque sur son culte de la personnalité : c’est « Obama first » contre « country first ».

 

Le coup de génie d’Obama, c’est d’être sorti de cette campagne charismatique pour basculer vers un nouveau modèle : la campagne de cause, de type caritatif. La personnalité du candidat s’efface derrière une cause fédératrice, le changement : ce n’est plus « vote for Obama », c’est « vote for change ». C’est le modèle du téléthon. Au téléthon, il n’y a pas de personnalité emblématique : qui connaît ses organisateurs ? On s’y mobilise pour une cause rassembleuse : vaincre la myopathie.

 

La clé de la campagne de cause, c’est l’appropriation : les électeurs deviennent des acteurs du changement. La texture du message, d’une rare capillarité, permet cette appropriation. Le narratif de la campagne glisse du « je » au « nous » : « yes we can ».

 

Deuxième élément : les nouvelles technologies comme outils principaux de mobilisation.

 

Plusieurs campagnes récentes en ont eu l’intuition. C’est le cas d’Howard Dean en 2004, avec MeetUp, et de Ségolène Royal avec Désirs d’avenir : ils drainent des dizaines de milliers de supporters via internet. Mais les candidats ont eu du mal à les utiliser pour la campagne : ils se parlent entre eux sur le site et restent on line. Obama réussit la première campagne du 21ème siècle, avec la mobilisation off line des supporters recrutés on line.

 

Pour le recrutement, les objectifs sont simples. « Aller là où sont les gens » : ils sont désormais sur les réseaux sociaux (Facebook, MySpace, mais aussi les réseaux communautaires comme BlackPlanet) ; en utilisant leur viralité, la campagne peut toucher rapidement des millions d’internautes. Et « supprimer les barrières à l’entrée » : un simple click et on met un pied dans la campagne.

 

Pour l’organisation, l’outil principal, c’est le site internet de la campagne : mybarackobama.com - MyBO. Il est conçu comme une sorte de Facebook interne. Il met les supporters en contact, qui peuvent se structurer en créant des groupes locaux. Et il leur donne les moyens de faire campagne : matériel militant, agendas partagés, carte des événements organisés, accès à la base de données des électeurs pour faire du porte à porte ou passer des coups de téléphones, etc.

 

Troisième élément : la mobilisation par le don.

 

La campagne 2008 se caractérise par une explosion du financement : 1.6 Md$, contre 880 M$ en 2004. Barack Obama y écrase la concurrence : 750 M$, contre 350 M$ pour John McCain. Il y parvient grâce à une innovation fondamentale : le financement populaire. Les deux-tiers de son financement proviennent de petits dons : 60$ en moyenne. C’est le modèle de financement du téléthon appliqué à la politique. Ce financement permet de s’affranchir des lobbies et des grands donateurs. Il permet également de créer du lien : le don est le signe de l’appartenance à la communauté. Ces petits dons sont collectés quasi-intégralement sur internet, sur MyBO.

 

Quatrième élément : la révolution militante.

 

L’armée levée par Obama ratisse le terrain. Elle a un contact direct avec 68 millions d’Américains, soit plus de la moitié des électeurs. Obama généralise à l’échelle d’un pays les campagnes de terrain de démocratie locale. C’est la plus grande campagne du 19ème siècle.

 

Dans les campagnes françaises locales, le porte-à-porte est systématique. Mais il est fait par le candidat. Obama donne au contraire le pouvoir aux militants. Le militant fait campagne dans son voisinage de proximité. Ce n’est pas un inconnu qui vient parler à l’électeur : c’est un ami, un membre de sa communauté, un voisin. Cette communication de proximité a une efficacité exceptionnelle : les études montrent que le porte-à-porte retourne une voix toutes les quatorze portes.

 

Mais la mobilisation de terrain ne relève pas de l’autogestion. Elle est très fortement encadrée par un déploiement du staff de campagne sur le terrain : 2.700 salariés, épaulés par 5.000 bénévoles, quadrillent le pays. La campagne Obama y consacre un financement très important : 25% du budget de la campagne, près de 200 M$. L’organisation est pyramidale, « top down ». Ces organisateurs ne parlent pas aux électeurs. Leur rôle est de coordonner les militants. Pour optimiser les bonnes volontés, ils organisent un « militantisme à la carte », en fonction des compétences et de la disponibilité de chacun.

 

Par ses innovations centrées sur la mobilisation populaire, Barack Obama a apporté à l’Amérique une formidable revitalisation démocratique. La France peut s’en inspirer. Elle en a besoin, tant notre système politique a vieilli.



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Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 18:29
Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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