Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 15:36

Terra Nova revient d’une mission d’étude sur l’élection présidentielle américaine. A travers de plus de 80 entretiens avec les principaux acteurs de la campagne à Washington, New York et Chicago, elle a pu décrypter les innovations de la campagne et en tirer des leçons pour la France. Je vous propose l'article suivant "Barack Obama : une campagne révolutionnaire"  et un lien pour consulter le dossier complet sur le site internet de Terra Nova. _______________________________________________________________

L’élection présidentielle américaine de 2008 a réconcilié les Américains avec la politique.

 

15 millions de citoyens qui ne votaient plus retournent aux urnes. Le taux de participation bondit à 63% des électeurs en âge de voter (score proche des standards français), alors qu’il oscillait entre 50 et 55% depuis quarante ans. L’enthousiasme collectif est palpable.

 

Ce « miracle démocratique », l’Amérique le doit à Barack Obama. A son talent personnel, bien sûr. Mais tout autant à une campagne révolutionnaire : « la meilleure campagne jamais réalisée », selon ses propres termes.

 

Obama ne mène pas une campagne politique traditionnelle, mais une campagne de mobilisation. Elle vise plus à susciter et organiser des supporters qu’à convaincre les électeurs. Plus de 10 millions de personnes ont participé à la campagne d’Obama. 3 millions ont fait des donations. 1.2 millions ont milité sur le terrain. Du jamais vu. Obama a créé un immense mouvement, une « communauté Obama ».

 

Quelle est le secret de cette mobilisation ?

 

Premier élément : une grande cause mobilisatrice, le changement.

 

On dit beaucoup qu’Obama a mené une campagne charismatique, centrée sur sa personnalité. C’est vrai au début. Mais elle pose vite des problèmes sérieux. Si elle mobilise, elle est aussi clivante : il y a les « fans », les « adorateurs » qui suivent la rockstar, le gourou ; et il y a les autres, qu’inquiète cette hyper-personnalisation. John McCain l’attaque sur son culte de la personnalité : c’est « Obama first » contre « country first ».

 

Le coup de génie d’Obama, c’est d’être sorti de cette campagne charismatique pour basculer vers un nouveau modèle : la campagne de cause, de type caritatif. La personnalité du candidat s’efface derrière une cause fédératrice, le changement : ce n’est plus « vote for Obama », c’est « vote for change ». C’est le modèle du téléthon. Au téléthon, il n’y a pas de personnalité emblématique : qui connaît ses organisateurs ? On s’y mobilise pour une cause rassembleuse : vaincre la myopathie.

 

La clé de la campagne de cause, c’est l’appropriation : les électeurs deviennent des acteurs du changement. La texture du message, d’une rare capillarité, permet cette appropriation. Le narratif de la campagne glisse du « je » au « nous » : « yes we can ».

 

Deuxième élément : les nouvelles technologies comme outils principaux de mobilisation.

 

Plusieurs campagnes récentes en ont eu l’intuition. C’est le cas d’Howard Dean en 2004, avec MeetUp, et de Ségolène Royal avec Désirs d’avenir : ils drainent des dizaines de milliers de supporters via internet. Mais les candidats ont eu du mal à les utiliser pour la campagne : ils se parlent entre eux sur le site et restent on line. Obama réussit la première campagne du 21ème siècle, avec la mobilisation off line des supporters recrutés on line.

 

Pour le recrutement, les objectifs sont simples. « Aller là où sont les gens » : ils sont désormais sur les réseaux sociaux (Facebook, MySpace, mais aussi les réseaux communautaires comme BlackPlanet) ; en utilisant leur viralité, la campagne peut toucher rapidement des millions d’internautes. Et « supprimer les barrières à l’entrée » : un simple click et on met un pied dans la campagne.

 

Pour l’organisation, l’outil principal, c’est le site internet de la campagne : mybarackobama.com - MyBO. Il est conçu comme une sorte de Facebook interne. Il met les supporters en contact, qui peuvent se structurer en créant des groupes locaux. Et il leur donne les moyens de faire campagne : matériel militant, agendas partagés, carte des événements organisés, accès à la base de données des électeurs pour faire du porte à porte ou passer des coups de téléphones, etc.

 

Troisième élément : la mobilisation par le don.

 

La campagne 2008 se caractérise par une explosion du financement : 1.6 Md$, contre 880 M$ en 2004. Barack Obama y écrase la concurrence : 750 M$, contre 350 M$ pour John McCain. Il y parvient grâce à une innovation fondamentale : le financement populaire. Les deux-tiers de son financement proviennent de petits dons : 60$ en moyenne. C’est le modèle de financement du téléthon appliqué à la politique. Ce financement permet de s’affranchir des lobbies et des grands donateurs. Il permet également de créer du lien : le don est le signe de l’appartenance à la communauté. Ces petits dons sont collectés quasi-intégralement sur internet, sur MyBO.

 

Quatrième élément : la révolution militante.

 

L’armée levée par Obama ratisse le terrain. Elle a un contact direct avec 68 millions d’Américains, soit plus de la moitié des électeurs. Obama généralise à l’échelle d’un pays les campagnes de terrain de démocratie locale. C’est la plus grande campagne du 19ème siècle.

 

Dans les campagnes françaises locales, le porte-à-porte est systématique. Mais il est fait par le candidat. Obama donne au contraire le pouvoir aux militants. Le militant fait campagne dans son voisinage de proximité. Ce n’est pas un inconnu qui vient parler à l’électeur : c’est un ami, un membre de sa communauté, un voisin. Cette communication de proximité a une efficacité exceptionnelle : les études montrent que le porte-à-porte retourne une voix toutes les quatorze portes.

 

Mais la mobilisation de terrain ne relève pas de l’autogestion. Elle est très fortement encadrée par un déploiement du staff de campagne sur le terrain : 2.700 salariés, épaulés par 5.000 bénévoles, quadrillent le pays. La campagne Obama y consacre un financement très important : 25% du budget de la campagne, près de 200 M$. L’organisation est pyramidale, « top down ». Ces organisateurs ne parlent pas aux électeurs. Leur rôle est de coordonner les militants. Pour optimiser les bonnes volontés, ils organisent un « militantisme à la carte », en fonction des compétences et de la disponibilité de chacun.

 

Par ses innovations centrées sur la mobilisation populaire, Barack Obama a apporté à l’Amérique une formidable revitalisation démocratique. La France peut s’en inspirer. Elle en a besoin, tant notre système politique a vieilli.



Retrouvez le dossier complet en cliquant sur le lien suivant : 
 http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=575:dossier-terra-nova-liberation-qet-si-obama-changeait-la-vie-politique-francaise-q&catid=4:notes

Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 18:29
Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 08:00

"Comme dirait un copain : j'y étais ! "

Les mois de Novembre et Décembre ont été l'occasion pour les étudiants de l'IUT, les enseignants du primaire et du secondaire, les lycéens, des parents d'élèves de se mobiliser dans la rue pour faire entendre leurs mécontements face aux tentatives de réformes du gouvernement. Revendicatifs et nombreux depuis le 20 novembre, j'ai été présent à leur rassemblement pour apporter un soutien citoyen et politique. En quelques mots, je vous présente les principales clés du mécontement de la jeunesse et des enseignants :

1)
S'opposer à la perte d'autonomie de gestion des IUT suite à une application hasardeuse de la Loi de Réforme des Universités (LRU)


La pétition est très claire : "Depuis quarante ans, les IUT assurent une mission de formation de techniciens supérieurs (Diplôme Universitaire de Technologie) et de cadres intermédiaires (Licences Professionnelles créées en 2000). Les 116 IUT de France ont été, à la satisfaction de tous (les étudiants et leurs familles, les milieux professionnels) un des vecteurs essentiels de la démocratisation et de la professionnalisation de l’enseignement supérieur et de l’aménagement du territoire. Ils accueillent aujourd’hui plus de 140 000 étudiants (dont 36% de boursiers), qu’ils font réussir à plus de 75%.

Ce succès, que personne ne dément, repose sur :

- un DUT reconnu de manière identique sur l’ensemble du territoire,
- un partenariat étroit avec l’entreprise,
- des moyens financiers et humains spécifiques à la technologie,
- une responsabilisation des acteurs et décideurs des IUT.


Dans le cadre de la mise en application de la loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU), l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT. Si rien ne change, les IUT, au 1er janvier 2009, ne pourront plus garantir les conditions du succès et la lisibilité nationale du diplôme. En conséquence cette situation remet en question l'existence même des IUT et donc celle des DUT. "


Un lien pour signer la pétition : http://www.iut-fr.net/petitions/?petition=2

Dans la région Midi Pyrénées le réseau des IUT est porteur de projets d'aménagement du territoire notamment dans les villes d'Auch, de Tarbes, de Blagnac, de Castres, de Figeac ou de Rodez en lien avec la métropole toulousaine. Leurs disparitions programmées seraient un nouvel échec pour aider nos territoires ruraux à trouver des perspectives de développement et à éloigner les filières de réussites pour nos jeunes de leurs lieux de vie.


2) Le rouleau compresseur DARCOS sur les lycées


Une réforme incompatible avec les suppressions de poste décidées

A l’heure où le gouvernement envisage de supprimer 13 500 postes dans l’éducation nationale en 2009, après les 11 200 postes supprimés en cette rentrée, les lycéens et leurs organisations syndicales s’inquiètent de la mise en œuvre du projet de réforme du lycée présenté par Xavier Darcos. Comment améliorer l’accompagnement des élèves ou de développement de l’enseignement des langues présentés comme prioritaires par le ministre dans un tel contexte ? La réforme du lycée ne saurait être le cache-sexe d’une politique éducative avant tout guidée par l’objectif idéologique de baisse de l’emploi public. A l’heure ou le contexte économique et social en appelle à une politique de relance et à un rôle grandissant pour les services publics, sacrifier le service public d’éducation ne saurait tenir lieu de politique juste et efficace pour l’avenir.


Préparer les lycéens à l’enseignement supérieur : un objectif louable mais une méthode inadaptée

On peut partager l’objectif d’une meilleure préparation des lycéens à l’enseignement supérieur, celle-ci ne doit pas se faire par un alignement par le bas des conditions d’enseignement des lycéens sur celles des étudiants. En dégradant les conditions d’enseignement, en réduisant l’encadrement par des suppressions de postes et en restreignant l’offre éducative, la politique du gouvernement prépare déjà malheureusement les lycéens aux conditions d’études à l’université !

L’objectif de la réforme du lycée ne doit pas être de donner à quelques uns la possibilité de réussir, mais bien d’amener tous les lycéens au bac et de mieux préparer l’ensemble des lycéens au travail dans l’enseignement supérieur. Faire porter l’essentiel de la réforme hors du temps scolaire (cours de soutien notamment) ou laisser jouer le volontariat permet peut être de faire une réforme moins couteuse, mais cela revient finalement à renoncer ou à laisser les inégalités jouer à plein. Présenter le lycée comme désormais «à la carte» peut paraître séduisant, mais cela ne saurait masquer un renoncement à apporter des réponses collectives aux difficultés des lycéens.

Afin d’améliorer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur, il faut demander une meilleure préparation des lycéens au travail autonome, à la recherche documentaire, au travail de groupe, et à la rédaction de synthèses qui sont autant de compétences réclamées à l’université et face auxquelles les étudiants sont souvent démunis en 1ère année. La remise en place de modules pluridisciplinaires sur le modèle des TPE (travaux personnels encadrés) supprimés par François Fillon, est à ce titre indispensable. Loin de supprimer des options ou des matières (sciences économique et sociales notamment), l’élargissement de l’offre éducative, pour faire face aux aspirations des lycéens et aux nouveaux champs de métiers, apparaît également nécessaire.

Le baccalauréat en ligne de mire ?

Bien que le Ministre s’en défende, il parait peu probable que le bac ne subisse dans les années à venir d’importants changements au vu des évolutions préconisées par la réforme du lycée. Celle-ci devrait d’ailleurs s’étaler de 2010 à 2012 : seconde en 2010, première en 2011, et terminale en 2012. Ainsi que le bac ? Il faut que Xavier Darcos arrête de pas fuir le débat et de jouer carte sur table sur cette question centrale.

3) Le malaise général à l'école :

 


"Désengagement par la réduction du temps réservé au service public : moins 2h en primaire, scolarisation reculée à 3 ans en primaire."

"Appauvrissement des programmes et asphyxie des moyens. "

"Mise en concurrence dans les territoires et dans les établissements entre tous les acteurs."

"Enseignants désignés comme des boucs émissaires de l'échec scolaire, le gouvernement s'exonère du sursaut éducatif que nous devrons trouver. "

Les malaises sont nombreux à l'école de la République. Les mobilisations de formes diverses se sont multipliées en fin d'année. Le mois de janvier sera déterminant. Au moment de la mise en scène des voeux aux acteurs de l'éducation nationale par le Président de la République, les annonces ne remplaceront pas les actes concrets pour relever les défis de l'école qui doit être au coeur des politiques publiques pour préparer l'avenir de notre société.  


4) Et sur le terrioire du Savès... Des décisions mettent à mal le RPI de Cazaux/Noilhan, renforcent l'esprit conservateur profitable aux divisions entretenues par ses responsables... Nous commenterons cette décision lors d'un prochain post.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 11:21

En ces premiers jours neigeux de la nouvelle année, permettez moi de vous présenter mes meilleurs vœux pour l'année 2009 : santé, réussite, bonheur et solidarité.


Le 1er trimestre de l'année 2008 aura marqué la vie politique de Lombez. Plusieurs listes aux élections municipales, un contexte quasiment inédit, une campagne électorale, les Lombéziennes et les Lombéziens avaient le choix pour le scrutin de mars.


C'est avec fierté que j'ai conduit une équipe motivée, compétente, aux expériences multiples et représentatives des forces vives de Lombez. Depuis les résultats électoraux, nous sommes dans une démarche nouvelle : une démarche citoyenne.


A l'heure des résolutions pour la nouvelle année, voici les miennes:


Observateur de l'activité du conseil municipal et aussi dans une réflexion permanente pour faire émerger des débats porteurs de sens pour l'avenir de notre village et de notre territoire du Savès, j'essaierai, en 2009, d'être encore plus réactif et toujours plus exigeant dans la rédaction des comptes rendus. Ils ne seront jamais « contemplatif » à la méthode de la presse locale qui retranscrit (avec des images) la « communication officielle ». Ils répondront à une analyse générale en mettant les choix municipaux dans leur contexte, tout en conservant une exigence  de vérité et en essayant le plus souvent possible d'être pédagogique.

Membre du Parti Socialiste, je poursuivrai, avec mes camarades de section, mon action de militant, les chantiers sont nombreux : Alerter l'opinion publique sur les régressions sociales,   faire vivre dans des propositions notre idéal de justice sociale, de solidarité et d'humanisme. Dans une société en pleine crise économique, face à la morosité ambiante, des pertes d'emplois et la baisse du pouvoir d'achat, la colère de la jeunesse qui est significative de la surchauffe du baromètre social, le travail des militants socialistes ne manquera pas. Après notre congrès que j'ai commenté sur ce blog, nous mettrons en place des nouveaux outils locaux. Ensuite, ayant intégré l'équipe dirigeante gersoise, je m'efforcerai de contribuer à l'ancrage à gauche et au renouvellement dont le PS a besoin.


Acteur associatif, « j'y suis tombé dedans quand j'étais petit ! », sans paraphraser quiconque. Donner pour les autres, sacrifier du temps pour une passion partagée et faire avancer des valeurs d'abnégation, de partage, d'éducation populaire, c'est mettre en pratique (dans des conditions difficiles et complexes) un idéal.

En club et dans les instances de la fédé, au cœur d'une association citoyenne, en soutien avec des mobilisations spécifiques, cet engagement, partagé avec des équipes, permet de mettre en œuvre des concrétisations locales et de faire évoluer des décisions collectives à tous les niveaux. Cet engagement associatif donne du sens au quotidien et il permet parfois de faire évoluer notre vie en société vers plus de justice et de solidarité.


L'INSEE vient de rendre public les chiffres du recensement. Nous sommes 1 753 lombéziennes et lombéziens. A chacune et à chacun d'entre vous, à votre famille et à vos proches : bonne et heureuse année 2009.


Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 10:36

Nous ne sommes ni journalistes, ni acteurs des médias. Nous sommes des citoyens engagés ou non, et nous nous sentons plus que jamais concernés par la nécessité de préserver un service public de l’information, de qualité et indépendant du pouvoir politique.

Le climat exécrable qui règne depuis plusieurs mois autour de la question de la liberté des médias nous laisse craindre une sérieuse remise en cause du droit à l’accès à l’information que nous considérons comme être un principe démocratique fondamental.

La liberté d’expression en danger

Les projets de loi sur la réforme du service public de l’information, et notamment de l’audiovisuel, exacerbent nos craintes. Sous prétexte de vouloir « libérer » France Télévisions et Radio France de la « dictature de l’audimat », ce projet de loi acte dans les faits la reprise en main de l’information publique par le pouvoir politique.

Par l’étranglement financier que constitue la suppression de la publicité sans contreparties pérennes et par la nomination directe des Présidents de France Télévisions et Radio France par l’Elysée, c’est à l’indépendance et la diversité des chaînes publiques d’information que le gouvernement s’attaque.

Comme au temps de l’ORTF, la direction des chaînes publiques sera sous la tutelle directe du Président de la République et du Gouvernement. Que se passera-t-il si un reportage ne plait pas ou si un présentateur est trop subversif ? La ligne éditoriale sera directement sous contrôle et la diversité des programmes en sera largement affectée.

Notre exigence : le retrait des projets de loi

Parce que nous refusons qu’une hypothétique dépendance à la publicité soit remplacée par une dépendance politique et financière,

Parce que nous refusons de subir les conséquences néfastes pour la liberté de la presse et pour le droit à l’information que nous jugeons être un droit démocratique fondamental,

Parce que nous refusons que soit mis à mal l’existence même des directions régionales (de France 3 notamment), nécessaires à un traitement de proximité de l’information,

Nous demandons le retrait immédiat des actuels projets de loi concernant la réforme de France Télévisions et Radio France et qu’un véritable débat national ait lieu sur le sujet.

POUR SIGNER l'APPEL :
http://www.libre-ecran.net/?page_id=61

Par Michaël Boutines - Publié dans : Pétition
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /2008 12:15

C'était à l'occasion du conseil communautaire d'octobre dernier, à l'initiative de Pierre CHAZE, Maire de Samatan, membre de la Communauté de Communes du Savès, les élus adoptèrent une motion pour rappeler à l'Etat ses responsabilités. Un moment politique oublié par la presse locale (ou ceux qui l'informent) et pourtant "tout" est dit dans ce texte !


Lettre ouverte au représentant départemental de l’État

 

Nous assistons à la réduction du champ d’intervention de l’État et ce sont les collectivités territoriales qui se retrouvent en charge de nouveaux pouvoirs sans en avoir les moyens financiers pour les assumer.

 

Nous avons la crainte de voir nos territoires ruraux oubliés par l’État.

 

La situation financière des départements est trop inégalitaire avec des départements peuplés et riches et des départements ruraux pauvres.

 

Dans la Haute Garonne, par exemple, les subventionnements peuvent encore atteindre 70 à 80 % de l’enveloppe, alors que dans le Gers nous atteignons péniblement 35 à 40% d’aides pour les mêmes dossiers.

 

Notre République doit se montrer plus juste.

 

Les collectivités locales représentent 73% des investissements civils en France.

 

Si l’État ne les aide pas, elles pourraient être tentés de renoncer à des projets d’investissement et cette faiblesse couplée à celle de l’investissement privé aggraverait les risques sur la croissance. Nous souhaitons donc l’augmentation des dotations de l’État, sinon nos territoires rateront le train du progrès.

 

D’autre part, une des solutions permettant le traitement égalitaire des départements passe par la création d’un fonds de péréquation.

 

Lorsque nous avons créé la Communauté de Communes du Savès, suite aux incitations répétées de l’État, le discours officiel était de nous fédérer pour tirer les communes vers le haut.

 

L’expérience de 5 ans de vie communautaire montre que les aides de l’État sont insuffisantes pour avoir cette ambition. En conséquence, nous demandons à l’État de bien vouloir revoir ses dotations à la hausse et de mettre en place ce fonds de péréquation pour que nous puissions sortir notre Communauté de Communes rurale de son sous-développement, afin que nous puissions avoir un avenir.

   

Par Michaël Boutines - Publié dans : Article
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Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /2008 10:25
Première partie d'un documentaire diffusé dans l'émission "reportage" sur TF1 sur la démocratisation de la construction écologique. Ce reportage est intéressant en ce qu'il démontre que, du particulier intéressé par une démarche alliant économie et écologie, aux adeptes qui vivent en totale autarcie depuis plus de 11 ans maintenant en passant par les collectivités locales, la construction écologique se démocratise et est à la portée de chacun grâce notamment à la remise au goût du jour de matériaux aussi rudimentaires que la paille notamment ... mais il y en a d'autres.



Eco-logis, maison de paille, yourte 1
envoyé par Phoenixfilms

Une maison en paille ! quelle drôle d'idée et surtout quelle bonne idée. Ecologique, économique, certainement. Arnaud et Christine ont décidé de faire un beau geste pour la planète et de faire grandir leurs trois petites filles dans une maison saine. Depuis 2003 les français se tournent de plus en plus vers ces constructions originales et naturelles. François et Isabelle se sont installés dans une « yourte ». Copie conforme des tentes mongoles, leur « maison de famille » est faite de toile et de bois et est complètement recyclable. Ecologique, biologique, près de Nantes, Patrick et Brigitte produisent eux-mêmes leur électricité et leur eau sans parler de toutes les petites astuces simples qui font fonctionner leur maison, de l'éolienne aux toilettes sèches.... Paille, toile, bois, vent, eau de pluie ou panneaux solaires, ils ne sont pas tentés par le retour à la bougie mais ont simplement de rendre l'avenir plus respirable en vivant dans un éco-logis.

Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 15:47

A lire sur Terra Nova : Deux rendez-vous ont marqué les négociations climat la semaine dernière : le Sommet européen et la conférence de Poznań. S'il faut saluer l'engagement de l'Europe contre le changement climatique, les résultats du sommet sont loin d'être exemplaires. Quant à la conférence de Poznań, elle n'a pas permis d'enregistrer les petites avancées que l'on pouvait en attendre. Tout reste à faire dans la perspective de la conférence de Copenhague en 2009. 

Le Sommet européen a confirmé l’engagement de l’Europe dans la lutte contre le changement climatique, avec l’adoption du calendrier des négociations, qui s’étendra après la conférence de Copenhague prévue fin 2009. Mais les résultats sont loin d’être exemplaires. En particulier, la multiplication des dérogations accordées à des secteurs industriels ne constitue pas une réponse à la hauteur de l’aggravation des  risques climatiques, et risque de retarder la formation d’un marché du carbone qui fasse économiquement et écologiquement sens.


La modestie des résultats de Poznań montre bien combien l’après-Kyoto sera difficile à mettre sur pied, et a donné des signes négatifs aux pays du sud en n’élargissant pas suffisamment l’assiette du financement de l’aide aux P.V.D. par le fonds d’adaptation, prévu pour soutenir leurs efforts contre les effets du changement climatique. L’effort de Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation (REDD) n’a pas non plus connu d’avancée, malgré les espoirs que l’on mettait dans les résultats des travaux approfondis qui avaient précédés la conférence.


En fait, la crise financière a dominé l’esprit de la négociation, car elle reste la priorité des pays du Nord, tandis que les pays du Sud se sont raidis après la démonstration faite par les pays riches de leur promptitude à trouver les fonds pour leur propre survie tandis que l’argent manque toujours pour la coopération et le développement. De plus, si l’équipe choisie par Barack Obama pour l’accompagner sur l’environnement laisse penser qu’il tiendra son engagement, l’approche qu’il choisira (volume des permis, négociations dans le temps, exigences envers les P.V.F) sera décisive pour 2012.

http://www.tnova.fr/images/stories/publications/notes/070-poznanbilan.pdf

Par Michaël Boutines - Publié dans : Lu sur le net
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /2008 09:54

Que fait-il ? A t-il disparu de la circulation ? N'a t-il plus rien à dire ? A ces questions, mes réponses sont NON. Il est vrai par contre que les dernières semaines ont été bousculées, il fallait faire des priorités. Mes posts sont en brouillon sur mon cahier et non mis en ligne. Je vais y remedier. Les sujets d'actualité locale sont nombreux.

Tout d'abord, je vais revenir sur la fin du Congrès du PS.

En terminant ma série de posts sur le Congrès, j'ai laissé pendant trois semaines en image, le visage de la nouvelle secrétaire. Je vous rassure, je ne suis tombé ni dans "l'adoration" ni dans la "contemplation". Loin de moi la "fanitude". Oui au retour de l'action militante et de l'engagement politique.

Les militants ont un choix éclaté sur le vote des textes qui déterminait également la répartition des représentants dans toutes les instances (locales et nationales). Par contre, lors du vote pour la 1ère secrétaire, le choix des militants a été très serré entre Martine AUBRY et Ségolène ROYAL (une petite centaine de voix).
Certains observateurs de la vie politique ont émis des critiques sur le double scrutin du PS. Un scrutin proportionnel sur les textes et un scrutin majoritaire pour élire le 1er secrétaire (et l'ensemble des 1ers secrétaires fédéraux et de sections). Quelle absurdité disaient ils... Oui je le concède. Une fois de plus, nous sommes tombés dans les travers de la Vème République : "la présidentialisation". Ce "travers démocratique" entrainera systématiquement des querelles de personnes pour le leadership, des luttes d'influence et de réseau pour rassembler derrière sa démarche d'accès au pouvoir et des alliances pour se faire désigner. Ce "travers démocratique" n'est pas dans la culture de notre parti et il est une des raisons d'explication de la crise que nous connaissons. Nous devrons en tirer une conclusion pour l'avenir : changer de méthode de gouvernance et remettre au "goût des militants" les débats et les discussions politiques.

Après avoir parcouru le Gers à la rencontre des militants lors des Assemblées Générales de section sur les motions, lors d'échanges avec des camarades des autres départements, deux sentiments apparaîssent : un malaise sur les divisons de personnes et une réelle volonté d'être en capacité de répondre aux dégats du srkozysme afin de proposer aux français un projet de société juste, solidaire et durable. Afin de résoudre cette problématique, notre 1ère secrétaire et sa nouvelle équipe devront être au coeur de la question sociale, en campagne permanente pour gagner la bataille des idées!

A l'issue de ce congrès, je conserverai en mémoire deux écueils que nous devrons résoudre d'ici à notre prochain congrès :
- l'absentéisme
- la boîte à désignation

Il ne faut pas oublier qu'une motion est arrivée réellement en tête : celle qui rassemble les absentéistes. Ils représentent 40% des militants. Lors du vote sur les textes, ces militants n'ont pas trouvé d'intérêt à se déplacer pour faire entendre leur choix. Nous devons entendre ce "mouvement silencieux". Les raisons sont variables et nombreuses mais comme en démocratie, il faut rassembler largement pour conserver de la cohérence.

L'autre écueil : la boîte à désignation. En inventant une procédure de désignation pour trouver notre candidat à la présidentielle, nous avons créé un nouveau droit : choisir sans cohérence! En prévilégiant le choix des personnes sur celui des idées, nous avons créer les conditions d'une "boîte à désignation". Celle-ci s'est appliquée pour le vote de la 1ère secrétaire. Les explications de vote n'ont plus de cohérence et nous en arrivons à la situation "étriquée" du jour. (Même si une telle situation renvoie les responsables nationaux au calme et à la raison... même si ce n'est pas le cas...) Une seule alternative : inventer une primaire à la Française pour la présidentielle.

Le temps du Congrès est fini. Au boulot maintenant !


Par Michaël Boutines
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 11:46

Chers camarades, j’ai d’abord un seul mot à vous dire : merci.

Le second va immédiatement à Ségolène pour lui dire : on va, ensemble, gagner pour les Français, j’en suis convaincue.

C’est bien sûr avec à la fois beaucoup d’émotion et de gravité que je reçois la responsabilité que vous me confiez aujourd’hui en pensant d’abord aux femmes. Aux femmes qui se sont battues avant nous pour qu’existe une parité en politique : après que Ségolène ait été la première femme en France candidate à la présidence de la République, je suis fière au nom de toutes les femmes qui se sont battues d’être la première femme Première secrétaire du Parti socialiste.

Je voudrais dire aussi que je sens une responsabilité lourde, mais cette responsabilité lourde, je ne peux l’accepter que parce que vous êtes là vous les quelque 200 000 militants du Parti socialiste.
Cette responsabilité de premier secrétaire a été tenue par des hommes et des femmes éminents, François Mitterrand, Pierre Mauroy -que chacun comprendra que je salue particulièrement-, Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius, que je salue, Henri Emmanuelli aussi et bien sûr toi, François, à qui je pense tout particulièrement ce soir.

Je voudrais d’abord m’adresser aux militants. Aux militants parce que, dans ce congrès, jour après jour, soir après soir j’en ai rencontrés beaucoup, et que tous se sont battus pour ce qu’ils croient profondément, pour les valeurs du socialisme, pour la conviction qu’ils ont que ce qu’ils proposaient étaient les bonnes réponses pour les Français.

Je crois que nous avons su débattre et discuter à la hauteur de ce qu’est notre parti, un immense parti démocratique.

Alors, on peut rire, on peut se moquer de nos débats, de nos discussions mais j’ai envie de dire à la droite : riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le Parti socialiste est de retour dans les rues, et avec des propositions. Et uni.

Je voudrais dire à tous les militants : bravo pour ce travail. Je voudrais dire à Ségolène et à ses amis -dont je comprends aujourd’hui la réaction tout à fait naturelle - que nous avons tous défendu ce que nous croyons juste.

Je crois que si nous voulons changer ce parti, il faut d’abord que nous acceptions cela. Accepter que, dans un grand parti démocratique, nous puissions penser différemment en nous respectant et j’irai même plus loin, penser différemment en nous faisant confiance, en pensant que, en chacun d’entre nous, il n’y a qu’un seul souci, servir les Français et pour servir les Français, servir le Parti socialiste.
Si nous arrivons dans les jours, dans les mois qui viennent, à donner des signes concrets que cette unité du parti et de l’ensemble des militants est possible, ce congrès de Reims restera comme un congrès qui aura permis à notre parti, de changer profondément à un moment où le monde a changé et où les militants nous ont demandé de changer profondément et de nous renouveler.
Voilà un peu l’état d’esprit qui est le mien.

Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu et les résultats extrêmement serrés qui en découlent ne me donnent que des devoirs. Le premier devoir qui est le mien, c’est, si elle l’accepte, de rencontrer Ségolène. J’ai entendu, comme elle, ce que nous ont dit les militants à Reims et derrière les militants ce que nous ont dit les Français : « nous voulons retrouver la politique et la gauche, nous voulons un Parti socialiste qui nous défende alors que nous n’avons même plus le courage de nous battre car on a l’impression que nos voix ne sont plus entendues par les pouvoirs en place ». Oui, nous allons revenir avec les valeurs qui sont les nôtres, mais aussi avec les réponses d’aujourd’hui, ce qui nécessite beaucoup de travail. Puis, ils nous ont dit : « il faut renouveler profondément le Parti socialiste, ses pratiques, son fonctionnement ». Les voix qui se sont portées sur Ségolène comme d’ailleurs sur Benoît Hamon sont aussi des voix qui nous ont dit profondément que certains portaient plus que d’autres le renouvellement.
J’ai intégré cela depuis le premier vote des militants.

Notre prochain Conseil national sera sans doute fixé au samedi 6 décembre. Une ligne politique a été arrêtée avec une majorité lors du congrès, mais que, au-delà de cette ligne politique, ancrée à gauche, qui nous impose d’être sur tous les terrains pour défendre les Français, pour défendre les Français qui sont inquiets devant les licenciements qui arrivent, pour défendre les Français qui perdent en pouvoir d’achat, pour défendre les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, pour être capable dès le week-end prochain d’être auprès de nos camarades des partis socialistes et socio démocrates européens pour changer l’Europe pour un autre monde, d’être capable effectivement d’être sur ce terrain-là et d’y travailler dans une ligne politique ancrée à gauche, il faudra aussi profondément nous renouveler.

Il faut véritablement que, dans les équipes que nous allons constituer, il y ait des changements profonds, il faut renverser la table : bien sûr de nouveaux visages, des hommes et des femmes de tous les territoires et de toutes les cultures aux couleurs de la France, une parité absolue dans toutes nos instances ; mais aussi il nous faut aussi renouveler nos attitudes, nos comportements, nous rouvrir sur la société, nous rouvrir vers des hommes et des femmes qui ont envie de construire un projet de gauche face à cette loi du plus fort que nous impose le libéralisme, face à cette puissance du financier par rapport à l’économie, face à ces inégalités qui s’accroissent dans notre pays et dans le monde.

Il faut faire appel à eux, il faut le dire, le Parti socialiste est à nouveau ouvert pour travailler avec vous, pour évidemment un projet porté aux Français, mais aussi porté aux Européens pour un autre monde.

Mon devoir dans les heures qui viennent, c’est de faire en sorte que, sur une ligne qui est celle que les militants ont choisi au congrès, nous soyons capables d’être unis dans un mode de fonctionnement que je vous proposerai, où les élus trouveront toute leur place. Car rien n’est plus étonnant aujourd’hui de voir combien les Français nous font confiance, là où nous sommes et parfois même nous plébiscitent dans nos villes, dans nos départements et dans nos régions et de dire que nous n’utilisons pas cette force extraordinaire des élus et des militants pour construire le projet de demain et là aussi il nous faudra changer nos pratiques.

Nous avons par ailleurs des députés et des sénateurs qui se battent sur le front contre les lois de Sarkozy et même contre les amendements qui arrivent nuitamment pour pousser la retraite à 70 ans. Ces coups-là, nous devons les préparer, il faut que nos parlementaires soient au sein du Parti, il faut que nous débattions avec les présidents des 2 groupes parlementaires, il faut que nous soyons unis pour combattre la droite, mais aussi pour contre-proposer car c’est aussi cela qu’attendent les Français.

Tous les jours on nous annonce un cadeau fiscal pour les plus riches, tous les jours nous apprenons un recul dans le domaine social, que ce soit à la Poste, dans l’audiovisuel, la retraite à 70 ans, le développement du contrat à durée déterminée… Dans nos collectivités locales nous avons à nous battre contre la restriction des crédits et surtout pour accompagner tous ceux qui vivent actuellement des licenciements ou qui vont en vivre.
Nous avons donc le devoir d’être ensemble par rapport à cette situation et de nous mettre au travail pour que, dans deux ans, nous soyons capables d’avoir le projet qui permettra à celui ou à celle qui alors sera choisi de représenter nos couleurs.

Je veux une équipe unie où toutes les sensibilités se sentent bien. L’équipe unie ne veut pas dire que l’on oublie ses fidélités, je ne demande à chacun non pas d’oublier ce qu’il est, ce à quoi il croit, la personne à laquelle il est attaché et c’est cela aussi la politique des liens d’affection, de fidélité qui se nouent, je demande à chacun de dire d’abord : nous sommes tous socialistes nous voulons porter en avant notre parti pour que les Français à nouveau aient l’espoir.

Nous avons une feuille de route collective, dès demain, à mettre en place : rassemblement, renouvellement profond, et travail.

Nous allons le faire ensemble pour incarner à nouveau l’espoir. Nous devons être à la hauteur. Je sais qu’il faudra beaucoup de courage et de ténacité mais je sais que chacun d’entre vous pensez actuellement aux militants et aux Français qui voient ce qui se passe depuis quelques jours dans notre parti et se lamentent.

C’est en pensant à eux et en pensant à tous les militants que je dis: rassemblons-nous, unissons-nous autour d’une ligne de gauche, celle que nous avons voulue lors de notre congrès, mais aussi autour d’un profond renouvellement qui fera que le Parti socialiste, si j’osais, s’appelle le nouveau Parti socialiste ; en tout cas qu’il garde l’essentiel, les valeurs de solidarité, d’égalité et de fraternité qu’il a toujours défendues.

Par Michaël Boutines
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