Lundi 20 juillet, le Conseil Municipal se réunissait pour une
session estivale. Cette séance faisait suite aux rebondissements sur le dossier de la restauration scolaire en Communauté de Communes. J’y reviendrai dans un prochain post. Je n’oublie pas que je
dois aux fidèles citoyens internautes deux autres CRCM. Ils sont rédigés sur mes brouillons mais je n’ai pas eu l’occasion de les mettre en forme. Quelques jours de congés me permettront une mise à
jour utile de cette rubrique sur mon blog afin de livrer des informations et d’enrichir le débat citoyen en sortant du prisme « de la pensée unique locale ».
Le procès-verbal de la dernière séance était soumis au vote des élus. Jean Claude DUMONT fit remarquer une erreur indiquant que sur le dossier des « terrains d'entraînement » la contre-proposition de Monsieur LASSAVE, rédigée par courrier, n’avait pas été lue au Conseil Municipal mais seulement évoquée par le Maire. Un petit moment de flottements suivra en attendant l’arrivée à retardement du Docteur « es qualité » en la matière qui rapidement essaya de justifier la rédaction du PV. Ce n’était pas l’objet de l’intervention de Jean Claude. Alors il récupéra le courrier de Monsieur LASSAVE et il le lira aux conseillers municipaux, avec quelques commentaires. L’information était donnée. L’ordre du jour allait pouvoir débuter mais ce n’était sans compter sur les aléas climatiques. Un orage entraîna une panne électrique et la salle du conseil fut plongée dans le noir.
Pendant une vingtaine de minutes, les élus poursuivirent les discussions via les éclairages les plus surprenants : les chandeliers de l’une et de multiples formats de lampes torches pour les autres. Moment particulièrement ridicule...
Les absents : Cédric PIMOUNET, Joël PELLIS, Fabienne DESCOUS
La constitution de la commission d'appel d’offre ne fit pas un grand débat. Nous devons y faire siéger « les plus compétents » s’exclama le Maire même si elle ne se réunira certainement jamais au regard du seuil très élevé des montants de travaux et surtout de l’absence d’un dossier d’équipement structurant pour Lombez de la part de cette majorité. Une question me traverse l’esprit pourquoi faire siéger des personnes compétentes dans une commission qui ne se réunira jamais ? Je vous avouerai que je n’ai pas de réponse, si ce n’est une expression du premier magistrat rassurante pour ses élus.
Nomination au poste d’agent de maîtrise de S.MONCASSIN qui aura la responsabilité de manager l’équipe des employés municipaux. Celle-ci sera effective à compter du 1er septembre.
Un débat s’ouvrit : le « contrôle » des travaux effectués, la nécessité d’avoir des fiches de poste précises pour mieux contrôler et que les employés rendent des comptes sur la commande... Une question naïve fit son arrivée demandant si cette nomination aurait pour conséquence une « baisse d'activités » pour Jean Pierre COT...
Et puis cette phrase révélatrice de la personnalité du Maire « s'il y a des merdes c’est lui qui sera responsable » ! Une fois de plus, il démontre son vrai visage...
Enfin, un souci de santé d’un employé municipal obligera la municipalité à recruter de manière temporaire un nouvel agent. L’équipe devra poursuivre ses missions à moyens constants mais elle aura un chef et elle sera contrôlée... Bon courage aux employés municipaux.
L’aménagement de la traversée du village qui permettra de mettre en place des installations de sécurité débutera en septembre. Elle sera prise en charge à 50 % par le Conseil Général puisqu’il s’agit d’une route départementale. Ne voyez pas là un dossier défendu par le Maire - Conseiller Général ! Ce n’est que la conséquence d’une politique d’aménagement routier validée par la majorité départementale (Je sais qu’il en fait encore partie... pas besoin de me le rappeler dans vos prochains commentaires, je vous rassure heureusement que nous n’attendons pas après lui pour ses propositions...) afin d’aider les communes dans la réalisation d’aménagements de sécurité routière fondamentaux pour tous les usagers de la route.
Les points soumis à l’ordre du jour s’enchaînent et une petite musique devient récurrente : sur la quasi totalité des sujets le Maire présente et anime. J’ai l’impression que les débats de fond en Communauté de Communes et la qualité des interventions ont entraîné chez lui un besoin de reprendre la main avec les siens ! Comme s'il avait besoin de montrer qu’il reste patron dans son pré carré...
Les travaux place de la cathédrale débuteront le 17 août (au syndicat d'initiative de s’organiser) avec l’entreprise Les constructions de l’Adour qui termine le chantier de l’hôpital et qui enchaîne sur ce nouveau chantier.
Dans la perspective de l’aménagement du parking au Prat Beziau, le Docteur réalise un point d’information sur les démarches avec la Tesa (aide au choix du bureau d’étude pour le choix du maître d’œuvre et suivi des travaux, organisme dépendant de la DDE). Ces travaux devraient faire l’objet d’une programmation en 2010.
L’ambiance dans la salle du conseil est fade. Quelques conciliabules ici ou là. Le sujet ne maintient pas les élus en concentration. Mais ce n’était sans connaître les tenants et les aboutissants du sujet suivant : le terrain communal. J’abandonne ici le fil chronologique en vous livrant les discussions qui suivront le sujet du terrain communal. Quelques attributions de travaux publics : L’entreprise Ané emporte le marché des volets de la gendarmerie et des baies coulissantes. La Mairie achètera de nouvelles cages de foot qui n’étaient pas aux normes. JP Cot informa le conseil d’un courrier reçu par le receveur de la Poste qui occupe le logement de fonction et qui demande le changement d’un volant roulant. Cette demande n’étant pas budgétée, elle est renvoyée au prochain budget. Un rapide point d’information est fait sur les interventions du syndicat d’électrification sur les enfouissements de ligne en centre ville. Je vous avouerai que la présentation est restée assez floue.
Suivi ensuite une question de Madame Gilardi sur les travaux à la salle du judo. Réponse du Maire : « cela n’est pas nécessaire il n’y aura plus de judo à Lombez ». Je n’oublie pas l’intervention sur l’évolution des concepteurs d’aires de jeu au regard de l’évolution des styles de jeu dans le cadre de la future implantation de celle de la Ramondère ; la future mise en place d’un columbarium au cimetière. Enfin, une nouvelle intervention de Madame Gilardi concernant l’avancée des travaux pour la Halte Garderie « 1, 2, 3 Soleil » et la proposition émanant d’un débat de la CC du Savès qui fera suite à une convention avec la DDE pour un diagnostic sur les bâtiments publics afin de mettre aux normes d’accessibilité pour les handicapés qui fera l’objet d’un groupement de commandes pour les travaux sous le « patronage » de Monsieur Sancerry, Maire de Pellefigue et délégué cantonal des Maires.
Pour conclure ce chapitre, on peut dire que les nombreuses interventions ne sont que le reflet de préoccupations particulières.
Terrain communal : une réserve foncière de 13 ha, un héritage municipal ou une simple valorisation financière !
Sur le plateau de la Ramondère, la commune de Lombez est propriétaire d’une réserve foncière de 13 ha. La précédente équipe avait passée un sous seing privé avec un promoteur « France Terre. » La promesse d’achat était de 23 € le mètre carré. Cet acte est arrivé à échéance en avril dernier sans que le promoteur s’engage définitivement. Aujourd’hui, le même promoteur revient devant la municipalité en proposant de nouvelles conditions moins « alléchantes » financièrement. En conservant l’idée de lotir en 3 tranches, il ne se porte acquéreur dans un premier temps de 4 ha pour la réalisation de 56 lots et de 2 ha au prix de la terre agricole pour la création obligatoire du bassin de rétention et de la station de relevage. La proposition d’achat n’est plus de 17 € le mètre carré pour la partie constructible et de 8 000 euros l’ha pour les terrains à destination des équipements collectifs. Il s’engage ensuite à lotir les deux prochaines tranches au prix d’achat de 23 € le mètre carré, sinon la commune pourra récupérer ses terrains dits « valorisés. » Cette vente permettrait de faire entrer la somme de 727 000 € dans les caisses de la commune à laquelle il faudra soustraire environ 125 000 € de PVR et de taxes diverses.
A la suite de cette présentation un débat « vif » va souffrir sans aller vraiment au bout de la réflexion. Tout d’abord, on apprend qu’une partie d’un équipement collectif serait réalisée dans une zone inondable. Vrai ou faux, je n’ai pas les éléments. Ensuite, la partition entre du terrain à bâtir et une partie en terres agricoles interpelle certains élus. Cette nouvelle donnée dévalorise la recette communale « espérée ». Enfin, alors que les discussions avaient été régulières avec le promoteur en acceptant des concessions des deux côtés, la proposition à 17 € le mètre carré paraissait bien loin des 23 € du passé et un engagement sur 4 ha au lieu des 13 voyaient fondre comme neige au soleil les 3,2 millions d’euros « rêvés » en son temps. Ces échanges entre le Maire et le Docteur permirent de mettre en lumière un manque de projet et un manque de cohésion d’équipe sur des sujets fondamentaux. Nous avions dépassé le débat du choix des fleurs, des vasques ou du nettoyage de la ville... Les mots ont été parfois durs : « raisonnement fallacieux », « cela se voit que vous n’avez jamais fait d’affaires ! » « On abandonne 400 000 € de recettes ! »
Lors d’une ou deux interventions, j’ai cru, par naïveté, que le débat allait s’élargir et que les questionnements sur l’avenir de notre territoire allaient se faire jour... « Qu’avons nous prévu en terme de structures d’accueil pour les 56 prochaines familles ? Comment pouvons laisser faire le privé ? » Ce n’était sans compter sur cette force d’inertie majoritaire qui annulera les prémisses du débat... La résignation gestionnaire l’emporta sur la volonté politique ou la notion de projet d’avenir pour notre territoire.
Vote majoritaire sur cette nouvelle proposition du promoteur : 13 Oui, 4 Non et 1 Blanc
Il y a une manière de résister à ces « prédateurs immobiliers » : le choix de lotir directement en intégrant des critères écologiques et sociaux. Sur les autres projets privés, les élus locaux par l’intermédiaire du Plan Local d’Urbanisme peuvent imposer des règles incitatives. D’un autre côté, il faut faire attention à la définition de périmètre dit protecteur qui entraîne parfois des contraintes conservatrices, renchérissant l’immobilier et faisant disparaître la mixité sociale en centre ville.
Pour terminer le Maire fit part de ses échanges de courrier avec l’Amap de Lombez. Après une présentation simplifiée et dévalorisante, un court échange eu lieu entre les élus afin de laisser un accès à un lieu public pour la distribution des paniers. Je n’ai toujours pas compris pourquoi la Halle était « sacralisée » et une livraison de légumes frais en semaine dévaloriserait cet espace public. Une majorité, sans vote, se dégage pour un accès à la « zone commerciale » à côté de la gendarmerie au niveau du marchand ambulant de frites et de sandwichs ou bien pour des raisons de confort en cas de pluie sous le préau de la salle de la Ramondère. Vous retrouverez prochainement les documents échangés entre la municipalité et l’association le « Tournan Vert de Lombez » qui n’ont pas été lu pendant le conseil municipal.
A noter l’absence de la presse locale.
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